Hublot Big Bang Meca-10 Street Art : la montre la plus folle des 20 ans de la Big Bang ?
Pour fêter les 20 ans de la Big Bang, Hublot n’a pas choisi la voie de la nostalgie sage, mais celle du gros son, des néons et des couleurs qui claquent. La Hublot Big Bang Meca-10 Street Art arrive comme le dernier chapitre de cette année anniversaire, révélée à Miami pendant l’Art Week, dans une ambiance club, avec show, musique et foule branchée. L’idée est simple : pousser le concept Big Bang dans ses retranchements, en assumant totalement le côté maximaliste de la marque.
Cette série repose sur la base d’une Big Bang de 44 mm équipée du calibre Meca-10 maison, mais revisitée en quatre versions ultra colorées, chacune inspirée d’un univers chromatique bien précis. Hublot ne cherche pas à séduire tout le monde avec cette montre ; c’est une pièce pensée pour un public très ciblé, habitué aux designs radicaux et aux pièces de collection très limitées. La Big Bang Meca-10 Street Art devient alors autant un objet horloger qu’un manifeste esthétique.

Le premier truc qui frappe, c’est le matériau du boîtier : un “béton composite” habillé de projections de peinture façon street art, appliquées à la main. Sur la Hublot Big Bang Meca-10 Street Art, le boîtier de 44 mm pour 15,3 mm d’épaisseur se transforme en véritable toile de graffeur, avec des éclaboussures multicolores qui évoquent autant le paintball que Jackson Pollock. Chaque exemplaire a un rendu légèrement différent, ce qui renforce le côté pièce unique dans une série déjà extrêmement limitée.
La montre existe en quatre coloris aux noms très Miami : Magic City, Vice, Big Water et Sunshine. Magic City mélange des tons violets et verts, Vice pousse dans le registre néons rose et bleu, Big Water joue sur des bleus et gris, tandis que Sunshine associe jaune, orange, vert et quelques touches de rose. La Big Bang Meca-10 Street Art est tout sauf discrète, avec un langage visuel assumé, pensé pour ressortir autant à la lumière du jour que sous les UV. Les bracelets en caoutchouc reprennent eux aussi cet effet paint-splatter, créant un ensemble cohérent, du boîtier au poignet.
Sous les néons de Miami : une montre taillée pour la nuit
Le lancement de la Hublot Big Bang Meca-10 Street Art à Miami pendant la Miami Art Week n’a rien d’anodin. L’événement, organisé dans un club de l’hôtel Miami Beach EDITION, baignait dans les néons, avec une performance de 50 Cent et une foule venue autant pour l’ambiance que pour l’art contemporain. Cette montre s’inscrit exactement dans ce décor : une pièce qui vit dans la lumière artificielle, dans le volume sonore fort, dans l’excès esthétique. Elle colle parfaitement à l’image d’un Miami saturé de couleurs et de signaux visuels.
Dans ce contexte, la Big Bang Meca-10 Street Art ne cherche pas à être une “montre de vitrine” mais une montre de soirée, presque un accessoire de scène. Ses couleurs deviennent des déclencheurs de conversations, un marqueur de personnalité pour celui ou celle qui la porte. C’est une montre qui raconte quelque chose de l’ADN Hublot : une marque qui n’a jamais eu peur de déranger les puristes avec des associations de matériaux et de designs perçus comme trop bruyants. Ici, cette radicalité est poussée à fond, presque caricaturale, mais totalement assumée.

Meca-10 : une vraie machine horlogère sous le chaos visuel
Derrière cette couche de folie visuelle, la Hublot Big Bang Meca-10 Street Art reste une montre sérieuse d’un point de vue horloger. Elle embarque le calibre maison HUB1201, un mouvement mécanique à remontage manuel avec une réserve de marche d’environ 10 jours. Ce calibre Meca-10 est construit autour d’une architecture très ouverte, avec une grande part de la mécanique visible côté cadran, notamment la roue liée à la réserve de marche et un système de crémaillère très caractéristique. L’horlogerie n’est pas cachée derrière le design ; elle joue un rôle central dans la présence de la montre au poignet.
Le mouvement est logé dans une boîte qui comporte une partie centrale en saphir fumé, offrant une vue latérale intéressante sur le calibre. Les ponts sont traités en noir mat, avec des composants métalliques contrastés, ce qui renforce l’impression de machine technique dans un écrin artistique explosif. La Big Bang Meca-10 Street Art n’a pas les finitions ultra raffinées des mouvements plus classiques, mais ce n’est pas son propos : elle met en avant une horlogerie contemporaine, industrielle, musclée, cohérente avec l’ADN Big Bang. La réserve de marche longue durée ajoute une vraie dimension pratique, surtout pour une montre qui ne sera pas portée tous les jours mais sortie pour certaines occasions bien choisies.
Une pièce pour collectionneurs hardcore, pas pour timides
Ce qui place la Hublot Big Bang Meca-10 Street Art dans une autre catégorie, c’est sa production ultra limitée. Chaque couleur est éditée à seulement 10 exemplaires, chacun étant numéroté. On parle donc de montres destinées à un noyau très restreint de collectionneurs, souvent déjà proches de la marque, habitués aux séries spéciales et aux pièces atypiques. Cette rareté renforce évidemment l’aura de la montre, mais elle la rend aussi encore plus polarisante : soit on adore, soit on déteste, il n’y a pas vraiment de zone grise.
Avec son boîtier de 44 mm et son épaisseur de plus de 15 mm, la Big Bang Meca-10 Street Art s’adresse aussi à des poignets qui acceptent l’oversize. Elle ne cherche pas à séduire les amateurs de dress watches fines ou de montres vintage discrètes. Elle parle à un public qui assume les pièces massives, techniques et très visibles, en phase avec un style de vie urbain, international, souvent lié à l’art, au sport ou au divertissement. Pour ce type de collectionneur, cette montre coche toutes les cases : forte identité, storytelling clair, mécanique maison, rareté extrême.

Spécifications techniques
Mouvement : calibre HUB1201 à remontage manuel, avec architecture ouverte et indication de réserve de marche sur environ 10 jours.
Boîtier : 44 mm de diamètre, 15,3 mm d’épaisseur, en “béton composite” peint à la main, avec partie centrale en saphir fumé.
Cadran : ouvert, noir, avec index appliqués et Super-LumiNova, visibilité des éléments clés du Meca-10 dont la roue de réserve de marche et le système de crémaillère.
Matériaux complémentaires : éléments en titane traité PVD noir, notamment pour la lunette et le fond.
Étanchéité : 50 mètres, adaptée à un usage quotidien classique mais pas pensée comme une plongeuse.
Bracelet : caoutchouc avec motifs de peinture éclaboussée assortis au boîtier, boucle déployante en céramique noire et titane.
Série : quatre variantes de couleur (Magic City, Vice, Big Water, Sunshine), chacune éditée à seulement 10 exemplaires numérotés.




