Fears x Ace Jewelers : la Brunswick 38 De Stijl crée un pont entre design britannique et art néerlandais.
La collaboration entre Fears et Ace Jewelers donne naissance à une pièce qui, clairement, ne joue pas dans la même cour que le reste. La Fears Brunswick 38 De Stijl n’est pas juste une énième édition limitée : c’est une montre qui assume à fond son côté arty, en créant un vrai dialogue entre design horloger britannique et culture visuelle néerlandaise.

D’un côté, tu as Fears, marque britannique basée à Bristol, connue pour son approche très classique de l’horlogerie, avec des montres souvent marquées par des influences Art déco et un goût certain pour la sobriété élégante. De l’autre, tu as Ace Jewelers, détaillant néerlandais avec des boutiques à Amsterdam et une vraie culture de la collaboration horlogère pointue, capable de pousser les marques à sortir de leur zone de confort. La Fears Brunswick 38 De Stijl est le point de rencontre de ces deux univers, une sorte de passerelle entre la tradition anglaise et l’audace artistique néerlandaise.
Le résultat, c’est une montre qui garde la base très sage de la Brunswick 38, mais qui explose visuellement dès qu’on pose les yeux sur le cadran. Là où Fears joue d’habitude la carte du raffinement discret, cette édition De Stijl assume complètement le parti pris graphique, en s’inspirant d’un des mouvements artistiques les plus emblématiques des Pays-Bas. On est loin du simple changement de couleur ou d’un fond de cadran texturé : ici, le cadran devient presque une toile miniature.
Un cadran De Stijl au poignet
Le cœur de cette Fears Brunswick 38 De Stijl, c’est son cadran directement inspiré du mouvement artistique De Stijl, rendu célèbre par des artistes comme Piet Mondrian. On retrouve l’ADN visuel du courant : des formes rectangulaires, des blocs de couleurs, des lignes noires qui découpent l’espace, une construction géométrique qui joue à fond la carte de l’abstraction. La montre reprend ce langage esthétique en décomposant le cadran en sections, avec des rectangles noirs et des zones colorées qui contrastent avec le fond.
Ce qui est intéressant, c’est que, de prime abord, on pourrait croire que la montre est presque “illisible”, comme si la fonction horlogère avait été sacrifiée sur l’autel du design. En réalité, la lecture de l’heure reste possible grâce au placement très étudié des blocs noirs. Ce ne sont pas de simples carrés posés au hasard : ils sont positionnés en relation avec les index habituels, de manière parfois tangentielle, parfois en débordant d’une zone à l’autre. Le résultat, c’est une impression d’abstraction totale, mais avec une structure sous-jacente qui continue de jouer son rôle d’affichage du temps.
Un autre détail marquant, c’est la petite seconde. Au lieu d’un cercle classique, la petite seconde s’affiche dans un sous-cadran carré bleu, qui vient renforcer encore le mélange entre formes géométriques et mouvement circulaire de l’aiguille. Ce contraste entre le carré statique et le balayage régulier de la seconde crée un effet visuel très fort, presque hypnotique, qui donne envie d’observer la montre comme on contemplerait un tableau.

La Brunswick 38, une base très classique
Ce cadran très graphique est posé sur une base ultra maîtrisée : la Brunswick 38, déjà connue des amateurs. On est sur un boîtier coussin en acier inoxydable, au diamètre de 38 mm, avec une épaisseur d’environ 11,69 mm. Cette forme coussin, c’est un des marqueurs forts de Fears : elle mélange rondeur et angles avec beaucoup de subtilité, ce qui donne à la montre une présence au poignet à la fois élégante et décontractée. On reste dans quelque chose de portable tous les jours, pas dans un délire conceptuel injouable en daily.
Cette architecture de boîtier très classique joue en contraste total avec le cadran De Stijl. En gros, la montre ressemble à une Brunswick polie, sérieuse, presque conservatrice, jusqu’au moment où tu regardes de près la face avant. Là, tout bascule : le conservatisme anglais se fait bousculer par l’avant-garde néerlandaise. Ce contraste donne tout son intérêt à la Fears Brunswick 38 De Stijl, car on sent que la pièce ne renie pas l’héritage de la marque, tout en assumant un virage esthétique nettement plus audacieux.
Ce n’est pas juste une montre “arty” posée sur une base quelconque, c’est une Brunswick à part entière, avec sa géométrie familière, mais qui sert ici de cadre sage à une composition de cadran beaucoup plus radicale. Pour un jeune cadre ou un passionné qui veut quelque chose de différent sans tomber dans le gadget, ce genre de contraste entre tradition et modernité fait clairement mouche.
Un mouvement suisse sérieux sous le capot
Sous ce cadran très travaillé, la Fears Brunswick 38 De Stijl embarque un mouvement suisse qui parle aux amateurs : le calibre La Joux-Perret D100. On est sur un mouvement automatique, avec possibilité de remontage manuel, ce qui permet de garder le contact avec la montre si tu aimes sentir la couronne sous les doigts. La fréquence est de 21 600 alternances par heure, soit 3 Hz, ce qui reste un standard très confortable pour une montre de ce type.
Côté autonomie, le mouvement offre une réserve de marche d’environ 50 heures, ce qui est largement suffisant pour un usage quotidien. Tu peux poser la montre le vendredi soir et la récupérer encore en marche le dimanche, ce qui reste très appréciable pour quelqu’un qui alterne plusieurs pièces au quotidien. La Joux-Perret est un motoriste suisse bien connu dans le milieu, apprécié pour ses calibres fiables et adaptés aux marques indépendantes et aux séries plus exclusives, ce qui colle parfaitement à l’esprit de cette collaboration.
Ce choix de mouvement met clairement la montre dans une catégorie sérieuse : ce n’est pas juste une pièce “design” pour faire joli sur Instagram. La Fears Brunswick 38 De Stijl reste une vraie montre de passionné, avec un cœur mécanique solide, pensé pour durer et pour être porté, pas uniquement admiré dans une vitrine.

Une édition limitée taillée pour les collectionneurs
Là où la montre prend une dimension vraiment collector, c’est dans son statut d’édition limitée. La Fears Brunswick 38 De Stijl est produite à seulement 50 exemplaires. Autant dire que ce n’est pas une pièce que tu verras à tous les poignets dans le métro. Cette rareté colle parfaitement à la démarche artistique du projet : un design très spécifique, une identité forte, une production ultra confidentielle.
Pour la distribution, la montre est proposée via la boutique Fears à Bristol, ainsi que dans les boutiques Ace Jewelers et sur la boutique en ligne de ces derniers. Ce mode de diffusion renforce l’idée de collaboration véritable : ce n’est pas un modèle noyé dans un catalogue, mais une pièce pensée comme un projet commun, avec une présence dans les lieux physiques des deux partenaires. Pour les collectionneurs, c’est typiquement le genre de montre qui coche toutes les cases : collaboration internationale, design audacieux, quantité limitée et base horlogère crédible.
Fears est généralement vue comme une marque très classique, parfois même presque trop sage, avec une forte affinité pour des codes proches de l’Art déco. Voir la maison s’attaquer à un style aussi radical que De Stijl crée donc une vraie rupture. Cette Fears Brunswick 38 De Stijl fonctionne comme une démonstration de ce que la marque est capable de faire lorsqu’elle sort de son registre habituel. C’est un message envoyé aux passionnés : Fears peut être classique… mais pas figée.
Spécifications techniques
Boîtier : acier inoxydable, forme coussin, diamètre 38 mm, épaisseur d’environ 11,69 mm.
Étanchéité : 100 m (10 bar).
Cadran : inspiration De Stijl, rectangles noirs et plans colorés, sous-cadran petite seconde carré bleu, disposition des blocs permettant la lecture de l’heure.
Mouvement : calibre La Joux-Perret D100, automatique avec possibilité de remontage manuel.
Fréquence : 21 600 alternances/heure (3 Hz).
Réserve de marche : environ 50 heures.
Fonctions : heures, minutes, petite seconde.
Bracelet : cuir avec boucle ardillon en acier inoxydable.
Série : édition limitée à 50 pièces.




