Louis Erard x Astro Boy : la collaboration horlogère qui fusionne Manga et Haute Horlogerie
Quand une manufacture horlogère suisse décide de s’associer avec l’une des icônes les plus emblématiques du manga japonais, ça donne la Louis Erard x Astro Boy 2340. Et non, ce n’est pas un délire marketing passager. C’est la première fois que Louis Erard sort des sentiers battus de ses collaborations habituelles avec des designers et des horlogers pour s’aventurer dans l’univers de la pop culture. Le résultat ? Une montre qui fait autant parler les collectionneurs que les fans de culture japonaise, limitée à seulement 178 pièces.
Cette collaboration marque un tournant stratégique pour la marque suisse, qui a toujours été connue pour ses partenariats pointus mais parfois un peu trop nichés. Avec Astro Boy, Louis Erard tape dans le mainstream tout en gardant son ADN horloger intact. Et franchement, le pari est plutôt réussi.

Sommaire
Une Première Collaboration Pop Culture pour Louis Erard
Louis Erard n’est pas du genre à faire n’importe quoi. Depuis des années, la manufacture enchaîne les collaborations avec des personnalités du monde horloger et des artistes, mais toujours dans un registre assez confidentiel. Cette fois, la marque change complètement de braquet en s’alliant avec Astro Boy, le petit robot créé par Osamu Tezuka en 1952. Pour ceux qui ne connaissent pas, Astro Boy, c’est un peu le Superman japonais version robotique, un héros de manga culte qui a marqué plusieurs générations.
Le choix de cette collaboration horlogère n’est pas anodin. En s’associant avec une licence aussi puissante qu’Astro Boy, Louis Erard cherche clairement à élargir son audience et à sortir de son image de marque super spécialisée. Et quand on voit le buzz généré par cette édition limitée, on se dit que la stratégie est payante.
Pourquoi 178 pièces exactement ? Mystère. Louis Erard ne communique pas officiellement sur ce chiffre, mais on peut supposer qu’il y a un lien symbolique avec l’univers d’Astro Boy ou simplement un choix de production pour maintenir l’exclusivité sans tomber dans la rareté extrême. Quoi qu’il en soit, avec si peu d’exemplaires, cette montre est déjà devenue un objet de convoitise pour les collectionneurs.
Quand Metro City s'invite au poignet
Là où la Louis Erard x Astro Boy impressionne vraiment, c’est dans son traitement esthétique. Oubliez les collaborations timides avec juste un logo discret au dos. Ici, Astro Boy est bien présent, en plein centre du cadran, entre 3 et 5 heures, représenté en couleur dans toute sa gloire. Le petit robot est en pleine action, s’envolant pour échapper à l’un de ses ennemis emblématiques qui arbore désormais le logo de Louis Erard sur son torse. C’est fun, c’est décalé, et surtout, c’est exécuté avec un vrai souci du détail.
Le cadran gravé ne s’arrête pas là. En arrière-plan, on retrouve Metro City, la ville futuriste où évoluent les aventures d’Astro Boy, finement gravée dans le métal. Cette superposition de couches donne une vraie profondeur au cadran et transforme la montre en véritable tableau miniature. Pour ne pas surcharger l’ensemble, Louis Erard a fait un choix radical : supprimer les index appliqués habituels de la collection 2340. Seule la piste des minutes périphérique avec les marquages Louis Erard subsiste, ce qui permet à l’illustration de respirer.
Le fond de boîtier n’est pas en reste. Astro Boy fait une deuxième apparition, gravé cette fois, et semble observer l’inscription commémorative qui indique le numéro de la pièce sur les 178 exemplaires produits. C’est ce genre de petite attention qui fait toute la différence et qui rappelle qu’on a affaire à une vraie collaboration pensée dans les moindres détails, pas juste à un produit dérivé.

Louis Erard x Astro Boy : le mariage du titane et de l'acier
Structurellement, la Louis Erard x Astro Boy 2340 reprend l’architecture de la collection 2340 lancée juste un mois plus tôt. C’est logique puisque cette ligne venait tout juste de faire ses débuts et avait déjà séduit par son design de sports watch moderne avec bracelet intégré. On retrouve donc un boîtier de 40 mm de diamètre pour une épaisseur contenue de 8,95 mm, des dimensions parfaites pour un porter quotidien confortable, que vous ayez un poignet fin ou plus large.
Le vrai plus technique, c’est la construction hybride titane et acier inoxydable. Le titane apporte la légèreté et une résistance accrue aux rayures, tandis que l’acier inoxydable poli sur certaines parties du boîtier et du bracelet crée des jeux de lumière qui dynamisent l’ensemble. Cette alternance de finitions satinées et polies est particulièrement visible sur le bracelet intégré, dont les maillons centraux ronds reprennent le motif en forme de pilule du cadran original de la 2340.
Le bracelet se ferme par un clasp papillon qui assure une bonne tenue au poignet sans compromettre le confort. Côté étanchéité, on reste sur du 50 mètres (5 bar), ce qui est suffisant pour résister aux éclaboussures et à une douche rapide, mais qui ne fait clairement pas de cette montre une plongeuse. C’est une sports watch urbaine, pas une professionnelle de la mer.
Sellita SW300-1 et finitions élaboré
Sous le capot, la Louis Erard x Astro Boy embarque un mouvement qui ne surprendra pas les connaisseurs : le calibre Sellita SW300-1. C’est un choix solide et éprouvé, un mouvement automatique suisse qui équipe de nombreuses montres dans cette gamme de prix. Avec une fréquence de 28 800 alternances par heure (soit 4 Hz), ce calibre offre une belle régularité et une précision au quotidien.
La réserve de marche de 56 heures est dans la moyenne pour ce type de mouvement. Concrètement, ça signifie que si vous enlevez votre montre le vendredi soir, elle tournera encore le dimanche matin sans problème. Pratique pour alterner entre plusieurs montres dans une collection sans avoir à tout remonter constamment.
Louis Erard a poussé le curseur un cran plus loin en optant pour des finitions de grade élaboré sur ce calibre. C’est un niveau de finition supérieur qui se voit notamment sur les angles, les vis et les composants du mouvement. Le rotor personnalisé aux couleurs de Louis Erard vient parachever l’ensemble, même si on ne le verra qu’en ouvrant le fond de boîtier, ce qui serait dommage vu la belle gravure d’Astro Boy qui orne le caseback.
La lisibilité nocturne est assurée par un traitement luminescent SLN-C1 bleu qui émet une lueur caractéristique dans l’obscurité. C’est un détail qui peut sembler secondaire, mais qui fait toute la différence quand on consulte l’heure dans le noir.

Spécifications techniques
Modèle : Louis Erard x Astro Boy
Référence : 35123TA23.BMT12
Boîtier : 40 mm de diamètre x 8,95 mm d’épaisseur, titane satiné et acier inoxydable poli
Cadran : Design en couches avec gravure de Metro City, personnages Astro Boy et méchant appliqués, finition satin vertical, luminescence SLN-C1 bleue
Étanchéité : 50 mètres (5 bar)
Mouvement : Sellita calibre SW300-1, automatique
Fréquence : 28 800 alternances/heure (4 Hz)
Réserve de marche : 56 heures
Fonctions : Heures, minutes, secondes
Bracelet : Titane satiné et acier inoxydable poli intégré avec clasp papillon
Prix : 3990 CHF
Production : Édition limitée à 178 pièces





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