Urwerk x Ulysse Nardin : la collaboration horlogère la plus folle de l’année 2025
Certaines collaborations horlogères sentent le brainstorming forcé à des kilomètres, et puis il y a celles qui semblent tellement évidentes qu’on se demande pourquoi personne n’y a pensé plus tôt. C’est exactement le cas de la Ulysse Nardin x Urwerk UR-Freak, une montre qui assemble deux icônes modernes de l’horlogerie indépendante en une seule pièce au nom parfaitement trouvé : UR-Freak.
D’un côté, la Freak d’Ulysse Nardin, pionnière des mouvements en silicium, avec son architecture en carrousel et son look complètement barré. De l’autre, la folie d’Urwerk et ses heures satellites, un système d’affichage parmi les plus hypnotisants de l’horlogerie contemporaine. La UR-Freak prend tout ça, le condense dans un boîtier de 44 mm et délivre une montre qui ressemble à un fantasme de geek horloger devenu réalité.

Sommaire
Freak + Urwerk : le mash-up qu’on attendait sans le savoir
La base du projet, sur le papier, est presque brutale de simplicité : on prend la Freak One comme plateforme, et on remplace le carrousel signature d’Ulysse Nardin par celui d’Urwerk, avec ses heures satellites. Derrière cette phrase un peu lapidaire se cachent pourtant 150 nouvelles pièces développées pour la montre, preuve que la UR-Freak n’est pas un simple swap de modules mais un vrai chantier de co-ingénierie.
La Freak, à la base, n’a plus vraiment besoin d’être présentée : mouvement carrousel visible côté cadran, silhouette radicale, rôle clé dans l’adoption du silicium en horlogerie moderne. Dans cette collab, la version utilisée est la Freak One, évolution contemporaine de l’originale, avec son boîtier de 44 mm qui sert de scène à la partie Urwerk.
Urwerk, de son côté, apporte ce pour quoi la marque est presque culte : son affichage par heures satellites, trois disques tournants qui défilent sur une échelle fixe, ici lisible entre 1 h et 5 h. C’est un des systèmes de lecture de l’heure les plus captivants qui existent, à mi-chemin entre instrument spatial et sculpture cinétique. Sur la UR-Freak, ce langage Urwerk vient littéralement s’installer là où l’on attendrait le carrousel Freak classique, créant une sorte de « Freak mutante » qui respecte et dépasse le concept d’origine.
Une montre de contre-culture horlogère assumée
Ce qui rend la UR-Freak aussi cohérente, c’est le mindset commun des deux maisons. Ulysse Nardin comme Urwerk font partie de ce petit cercle d’horlogers modernes qui ont décidé de pousser les limites de la discipline à des moments où ce n’était pas forcément dans l’air du temps. Leur indépendance de ton, leur esthétique forte et leur côté un peu punk face aux grandes maisons plus traditionnelles créent une sorte de « contre-culture de la haute horlogerie ».
La montre n’essaie pas d’arrondir les angles pour séduire le grand public. C’est une pièce pour passionnés, pour ceux qui aiment débattre de « what if » horlogers autour d’un verre, et qui fantasment sur des croisements improbables entre modèles cultes. D’ailleurs, l’auteur de la review avoue que la UR-Freak ressemble précisément à ces idées qu’on balance entre nerds de l’horlogerie… et qu’on regrette de ne pas avoir eues avant en la voyant enfin exister.
Techniquement, on pourrait dire que la montre penche légèrement côté Ulysse Nardin, dans le sens où la base reste celle de la Freak et que certains éléments maison sont conservés. Mais le cœur visuel et émotionnel, ce carrousel Urwerk avec heures satellites, donne au final une impression de fusion plus que de simple twist de Freak. C’est cette ambiguïté, ce jeu d’équilibre entre deux identités très fortes, qui fait le charme de la UR-Freak.

Une collaboration horlogère qui marque 2025
Au poignet, la UR-Freak assume clairement son statut de montre concept. Le boîtier conserve le diamètre de 44 mm de la Freak One, mais ici il est réalisé en titane anthracite microbillé, dans la lignée de ce qu’Urwerk affectionne pour ses propres créations. L’ensemble dégage une impression de bloc technique, à la fois massif et ultra moderne, renforcé par la teinte sombre et les accents jaunes qui dynamisent le cadran ouvert.
Le cadran, ou plutôt l’architecture visible côté face, est un véritable terrain de jeu mécanique. On retrouve une construction ouverte, avec un affichage par heures vagabondes sur satellites qui tournent et défilent le long d’une échelle fixe, créant une animation permanente sous les yeux. Cette mécanique tournante remplace le carrousel Freak originel, tout en conservant cette idée d’un mouvement mis en scène, presque théâtral, au centre de la montre.
Sous le capot, la UR-Freak embarque le calibre manufacture UN‑241 d’Ulysse Nardin, une base Freak profondément retravaillée pour accueillir la signature Urwerk. Ce mouvement automatique intègre un carrousel rotatif, un imposant oscillateur en silicium et un échappement en DiamonSil, technologie maison combinant la dureté du diamant et les propriétés du silicium. On retrouve aussi le système de remontage Grinder, une architecture de lames de remontage ultra efficace qui capte le moindre mouvement du poignet.
La montre offre une réserve de marche d’environ 90 heures, ce qui est plus que confortable pour une pièce de ce calibre. Côté fonctions, la UR-Freak reste volontairement minimaliste : l’accent est mis sur l’affichage des heures, mais la manière de les lire et de les mettre en scène vaut à elle seule une complication. L’ensemble est fixé au poignet par un bracelet en caoutchouc jaune intégré, avec boucle déployante en titane, renforçant l’image très contemporaine et sportive de la montre.

Spécifications techniques
Modèle : Ulysse Nardin UR-Freak
Référence : 2413-500LE-2A-UR/3B
Boîtier : titane, 44 mm de diamètre
Finition du boîtier : titane anthracite microbillé (signature Urwerk, sur base Freak One)
Cadran / affichage : architecture ouverte avec heures satellites vagabondes, carrousel rotatif, détails jaunes
Mouvement : calibre manufacture Ulysse Nardin UN‑241, automatique, carrousel rotatif
Technologies : grand oscillateur en silicium, échappement DiamonSil, système de remontage Grinder à lames
Réserve de marche : 90 heures
Fonctions : heures
Bracelet : caoutchouc jaune intégré, boucle déployante en titane
Édition : limitée à 100 pièces




