Sommaire
- 1 Un cadre exceptionnel pour un salon unique
- 2 Une organisation fluide et accessible
- 3 Yema, MicroMilSpec et Lorca : entre modernité et confort
- 4 Entre tradition et modernité : Lip, Charlie Paris et Citizen
- 5 Innovations, micro-marques et nouvelle génération
- 6 Coups de cœur et retour de marques historiques
- 7 Timefest : une conclusion riche de promesses
Un cadre exceptionnel pour un salon unique
Le Timefest 2025 s’est tenu au stade Matmut de Bordeaux, transformé pour l’occasion en un immense espace d’exposition dédié à l’horlogerie. Organisé par les figures bien connues du monde horloger bordelais (Aurel, Jérémy, Édouard et Mavric), ce salon a permis à des milliers de passionnés de se retrouver autour de leur passion commune.
Avec plus de 70 marques présentes et entre 3000 et 4000 visiteurs sur deux jours, cette édition 2025 a confirmé l’engouement grandissant pour les rassemblements horlogers en France.

Une organisation fluide et accessible
Le choix du stade Matmut comme lieu de l’événement s’est révélé judicieux. Non seulement l’endroit offrait une grande surface d’exposition, mais il bénéficiait également d’une excellente accessibilité, facilitant le stationnement et la circulation. Les visiteurs ont ainsi pu déambuler librement entre les étages où étaient installés les stands, dans une ambiance à la fois décontractée et professionnelle.
L’étage principal regroupait la majorité des marques, tandis que des loges étaient réservées à certaines enseignes pour des présentations plus intimistes.

Yema, MicroMilSpec et Lorca : entre modernité et confort
Parmi les nombreuses montres exposées, plusieurs ont retenu notre attention. Yema annonce en exclusitivité sa Grandvelle, un modèle sport chic inédit qui tranche avec les productions habituelles de la marque. La montre se distingue par un boîtier au design hybride, entre rond et carré, et une épaisseur réduite de 8,6 mm, offrant un confort optimal. Bien que le positionnement tarifaire ait suscité quelques interrogations, l’ensemble a été salué pour son audace et sa qualité de finition.
Autre modèle marquant : la Milgraph de MicroMilSpec. D’une qualité remarquable au poignet, cette montre a suscité l’admiration, même si sa disponibilité très limitée laisse dubitatif. Le contraste entre la montée en gamme du modèle et l’incapacité à le fournir en quantité suffisante a laissé un goût amer.
La marque Lorca, encore peu connue en France, a également été remarquée. Venue de New York, elle présentait des chronographes au style mêlant inspiration vintage et touches modernes. Le confort des bracelets a été particulièrement apprécié, ainsi que la présence de modèles bien posés au poignet.

Entre tradition et modernité : Lip, Charlie Paris et Citizen
Du côté des marques historiques françaises, Lip a dévoilé ses nouveaux calibres dits « manufacture ». Bien que reposant sur une base Miyota, ces calibres ont été retravaillés avec de nombreuses innovations. Si certains amateurs critiquent l’usage de cette appellation, d’autres défendent l’approche, soulignant que la plupart des marques non haut de gamme suivent la même voie.
Charlie Paris a également créé la surprise avec sa nouvelle GR3 évolution. Jugée « cheap » par certains, elle s’est avérée convaincante lors de l’essai. Les modèles premium de la marque ont également été salués pour leur design et leur qualité de fabrication. Bien que l’investissement soit important, les segments Concordia et GR3 sont plus accessibles et stratégiques.
Citizen, bien présent avec ses collections Tsuyosa et Promaster Aqualand, a cependant déçu en proposant des montres décalibrées sur le salon. Légères car vides, ces montres faussaient les impressions au poignet, ce qui a été considéré comme un manque de respect envers les visiteurs.

Innovations, micro-marques et nouvelle génération
Direnzo, ZRC, Nivada Grenchen et March Lab ont présenté leurs collections phares, avec quelques nouveautés comme un cadran orangé chez ZRC ou un cadran oeil de tigre chez Nivada. StartYourEngine a de nouveau impressionné avec sa GMT, témoignage de l’innovation constante de la marque.
La scène horlogère française a été très représentée. Radial, Apose, Mat, Medeor ou encore Hegid ont présenté des concepts innovants et des modèles originaux. Hegid, par exemple, propose un système modulaire permettant de changer de boîtier avec un seul mouvement, sans outillage. Une approche précise et économique qui a séduit de nombreux visiteurs.

Coups de cœur et retour de marques historiques
Parmi les coups de cœur du salon, Balmon s’est démarquée avec ses montres sobres mais élégantes, aux cadrans soignés et originaux. Awake, quant à elle, a conquis les amateurs avec ses cadrans laqués faits main et ses bracelets confectionnés en peau de saumon. Des modèles aussi beaux qu’originaux.
Le salon a aussi été l’occasion de redécouvrir Ebel, marque mythique des années 70-80, revenue avec des modèles contemporains bien pensés. Le lien entre les modèles historiques et les nouvelles créations était flagrant, offrant aux visiteurs une véritable expérience temporelle.
Enfin, Ollech & Wajs a remporté tous les suffrages avec son stand complet. Le modèle Astrochron en particulier a été salué pour sa qualité et son esthétique. En présentant également des pièces vintage, la marque a su créer un pont entre passé et présent.

Timefest : une conclusion riche de promesses
Au terme de ces deux journées intenses, le Timefest 2025 s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable du paysage horloger français, où passion, innovation et accessibilité se conjuguent pour le plus grand plaisir des amateurs de belles montres.




