Ollech & Wajs MK‑102 et MV‑82: les montres militaires inspirées du Vietnam font leur retour
La marque Ollech & Wajs fait partie de ces maisons suisses historiques qui ont surtout brillé sur le terrain, au poignet de soldats et de professionnels, plus que dans les vitrines tapageuses des grands boulevards. La marque revient aujourd’hui à ses racines militaires en rééditant deux montres directement issues de ses archives Vietnam et guerre froide: la MK‑102 et la MV‑82, toutes deux intégrées à la M‑Series Heritage Collection.
Ces deux modèles ne sont pas de simples « inspirations vintage » vaguement liées à un storytelling marketing. Ce sont des réinterprétations très concrètes de montres de service des années 60‑70, utilisées par des unités américaines bien identifiées, avec des codes visuels et fonctionnels qui racontent clairement leur mission d’origine. On est sur des montres pensées pour l’action, avec un cadran ultra lisible, un boîtier compact mais costaud, une étanchéité sérieuse et un mouvement automatique robuste, le tout dans une production ultra limitée qui renforce le côté “insider only”.

Sommaire
Ollech & Wajs, une histoire d’archives et de terrain
Dans le texte, Ollech & Wajs apparaît comme une marque qui a forgé sa réputation dans les années 60 et 70 avec des montres répondant à des cahiers des charges militaires exigeants. Elles étaient portées par des régiments américains, notamment dans le contexte de la guerre du Vietnam, mais aussi par des unités impliquées en Corée, notamment dans la zone démilitarisée durant la guerre froide. L’accent est mis sur le fait que ces montres étaient de vraies pièces de dotation, pensées pour la lisibilité, la solidité et la fonctionnalité, pas pour la vitrine.
C’est précisément ce patrimoine que la marque va chercher dans ses archives pour créer la nouvelle M‑Series Heritage Collection, dont font partie la MK‑102 et la MV‑82. L’idée n’est pas seulement esthétique : chaque modèle actuel reprend un concept clair héritier d’un usage militaire réel, avec des références directes à des divisions, des insignes et même des slogans liés aux unités qui portaient ces montres. Ce lien très concret avec le terrain est ce qui donne leur caractère et leur légitimité à ces deux références.
Ollech & Wajs MK‑102 : la field watch de la 2nd Infantry Division
La Ollech & Wajs MK‑102 est décrite comme la plus “pure” des deux, dans le sens où elle assume pleinement son rôle de montre de terrain, une vraie field watch. Son origine remonte à un modèle de 1969, alors appelé K‑101, conçu pour la 2nd Infantry Division de l’armée américaine. Cette division est connue sous le surnom “Indianhead Division”, un élément qu’on retrouve directement sur le cadran avec le logo caractéristique placé au centre, entouré de plusieurs inscriptions qui évoquent son histoire.
Le contexte opérationnel de cette division ajoute une vraie épaisseur à la MK‑102. Après de lourds engagements pendant la guerre de Corée, la 2nd Infantry Division est stationnée dans la zone démilitarisée (DMZ) à partir de 1965, en pleine période de tension liée à la guerre froide et au « Red Scare ». La montre reprend cette identité avec des mentions comme “assault”, “Korea” et “DMZ69” disposées autour de l’insigne central, de manière à condenser sur le cadran l’ADN de l’unité et de son théâtre d’opérations.
Esthétiquement et fonctionnellement, la MK‑102 suit la logique des montres militaires classiques: fort contraste blanc sur fond noir, indices simples et lisibles, affichage sans fioritures pour une lecture immédiate. La lunette de la montre est une lunette de compte à rebours bidirectionnelle, orientée “tactique”, qui permet de gérer des durées plutôt que de mesurer des temps de plongée, ce qui colle bien au rôle de montre de terrain. Le boîtier en acier de 39,5 mm est compact mais volontairement robuste, avec une étanchéité donnée pour 300 mètres qui dépasse largement ce qui est nécessaire pour une simple field watch, mais renforce l’idée de tool‑watch prête à tout.
Techniquement, la MK‑102 embarque un mouvement automatique Soprod P024, décrit comme un calibre “workhorse”, c’est‑à‑dire un mouvement de travail fiable et éprouvé, adapté à une montre qui privilégie la fiabilité à long terme plutôt que les complications ou les finitions tape‑à‑l’œil. La montre est livrée sur un bracelet nylon de type RAF de qualité militaire, ce qui renforce le côté utilitaire et cohérent avec son positionnement.

Ollech & Wajs MV‑82 : la montre Airborne taillée pour le ciel vietnamien
L’autre modèle, la Ollech & Wajs MV‑82, reprend le même format de base mais change totalement de registre opérationnel en se tournant vers les troupes aéroportées. Historiquement, elle a été produite un an après la MK‑102 et pensée pour les Airborne troops de l’US Army, ce qui transparaît immédiatement sur le cadran. Au centre, on retrouve en effet le Parachutist Badge, l’insigne de parachutiste américain, qui donne le ton dès le premier coup d’œil.
Cette MV‑82 était à l’origine associée à la réussite de la formation Airborne. Le texte précise que la montre était offerte à toute personne ayant validé l’« Airborne School », et que les inscriptions de part et d’autre du guichet de date, « Airborne » d’un côté et « All The Way » de l’autre, viennent directement de la devise de la légendaire 82nd Airborne Division. On est donc sur une montre qui sert autant de signe de reconnaissance que d’instrument de terrain, avec une charge symbolique forte pour ceux qui passent cette étape dans leur carrière militaire.
La fonction principale qui différencie la MV‑82 de la MK‑102 se trouve au niveau de la lunette. Alors que la MK‑102 opte pour un compte à rebours, la MV‑82 adopte une lunette boussole avec une échelle angulaire, pensée pour aider à s’orienter une fois au sol. Le texte explique que beaucoup de porteurs de cette montre étaient déployés au Vietnam et qu’en arrivant en territoire hostile, la priorité est de se repérer, d’où ce choix de lunette à vocation de navigation terrestre. Le reste du cadran reste dans la même veine que la MK‑102, avec un contraste marqué noir/blanc et une architecture très lisible.
Sur le plan horloger, la MV‑82 partage la même base technique que sa sœur. On retrouve donc le même boîtier en acier de 39,5 mm, la même étanchéité de 300 m, la même couronne généreuse qui permet une bonne prise même avec des gants, et le même mouvement automatique Soprod P024. Le bracelet est également un nylon militaire de type RAF, mais ici proposé en gris, ce qui permet de distinguer rapidement les deux références tout en conservant l’esprit utilitaire.
Deux néo‑vintages militaires en série ultra limitée
Les Ollech & Wajs MK‑102 et Ollech & Wajs MV‑82 reposent sur la même plateforme technique et le même boîtier archival tiré des modèles d’époque, ce qui crée une cohérence forte au sein de la M‑Series Heritage Collection. Les deux montres adoptent la taille de 39,5 mm en acier, un diamètre qui reste dans un sweet spot moderne tout en respectant l’ADN des pièces militaires historiques. Les couronnes surdimensionnées sont pensées pour être manipulées avec des gants, ce qui renvoie encore une fois à un usage en conditions réelles, que ce soit au sol ou en l’air.
Les deux modèles misent sur une construction robuste, avec une étanchéité annoncée à 300 mètres et le même mouvement automatique Soprod P024 animé par un rotor spécifique OW Zurich 1956, ce qui ancre la montre dans l’identité de la marque. Le cadran reste à chaque fois noir, mais l’identité visuelle change radicalement: insigne Indianhead pour la MK‑102, insigne de parachutiste pour la MV‑82, chacun associé à son univers militaire respectif. Cette différenciation permet à chaque modèle de parler à un imaginaire différent, infanterie d’un côté, parachutistes de l’autre.
Les deux montres sont montées sur des bracelets nylon de 20 mm de type RAF, noir pour la MK‑102 et gris pour la MV‑82, ce qui renforce le côté opérationnel tout en restant fidèle à l’esthétique fonctionnelle des montres de dotation. Le texte insiste également sur le fait que ces bracelets sont décrits comme « military-grade », c’est‑à‑dire adaptés à un usage intensif, au moins autant que les boîtiers eux‑mêmes.
Un point important pour les passionnés et collectionneurs tient à la production très limitée des deux références. Chacun des modèles, MK‑102 comme MV‑82, est limité à seulement 56 exemplaires, ce qui les place clairement dans une logique de micro‑série orientée vers un public de connaisseurs. Le document mentionne aussi un prix indiqué en francs suisses, mais la consigne étant de ne pas parler de prix, cet élément est volontairement laissé de côté ici tout en restant fidèle au reste des informations techniques.

Spécifications techniques
Modèles : Ollech & Wajs M‑Series Heritage Collection, références MK‑102 (2nd Infantry Division DMZ Edition) et MV‑82 (Vietnam Airborne Edition)
Boîtier : Acier inoxydable, 39,5 mm de diamètre
Cadran : Noir, avec insigne Indianhead pour la MK‑102 ou insigne Jump Wings (Parachutist Badge) pour la MV‑82
Étanchéité : 300 m (30 bar)
Mouvement : Calibre automatique Soprod P024, avec masse oscillante spécifique OW Zurich 1956
Fréquence : 28 800 alternances par heure (4 Hz)
Fonctions : Heures, minutes, secondes et date
Lunette : Compte à rebours bidirectionnel pour la MK‑102 ; lunette boussole avec échelle angulaire pour la MV‑82
Bracelet : Nylon de 20 mm de type RAF, noir pour la MK‑102, gris pour la MV‑82




