MING Polymesh : découvrez le bracelet hybride qui promet un confort inégalé
MING vient de frapper un grand coup dans l’univers de l’horlogerie avec le Polymesh, un bracelet qui repousse les limites de ce qu’on pensait possible. On ne parle pas ici d’une simple évolution, mais d’une vraie révolution technologique : le premier bracelet hybride en titane imprimé en 3D au monde. Et autant vous dire que cette pièce métallique fait déjà beaucoup parler d’elle dans le milieu.

Sommaire
- 1 Ming, la marque qui ne fait jamais dans la demi-mesure
- 2 Polymesh, un objet qui défie l'imagination
- 3 Une collaboration technique de haut vol
- 4 Un processus de fabrication d'une précision folle
- 5 Une expérience de port unique
- 6 L'impression 3D arrive à maturité dans l'horlogerie
- 7 Spécifications techniques
Ming, la marque qui ne fait jamais dans la demi-mesure
Si vous suivez un minimum l’actualité horlogère, vous savez que MING n’est pas du genre à jouer la carte de la prudence. La marque ressemble davantage à un laboratoire de recherche qu’à une manufacture traditionnelle, et c’est exactement ce qui la rend fascinante. Chaque produit sorti par MING semble être une expérimentation grandeur nature, un terrain de jeu technologique où les consommateurs deviennent les premiers témoins des innovations.
Rien que cette année, la marque a multiplié les expérimentations sur les cadrans avec l’Iris et la 20.01 Series 5. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Ces dernières années, MING a développé son propre luminova à émission blanche, créé des modèles ultra-légers qui défient toute logique, et poussé l’utilisation du saphir dans des directions inexplorées. Avec le Polymesh, la marque prouve une fois de plus qu’elle ne recule devant aucun défi technique.
Polymesh, un objet qui défie l'imagination
Le Polymesh n’est pas une montre, mais il pourrait bien être encore plus impressionnant. Ce bracelet hybride bracelet-strap est composé de 1 693 pièces et maillons individuels, tous assemblés sans le moindre vissage ni axe. Oui, vous avez bien lu : 1 693 composants qui s’articulent ensemble comme par magie. Même la boucle ardillon est imprimée en 3D dans du titane et s’articule sans nécessiter d’assemblage, à l’exception des barres à ressort à dégagement rapide.
Ce niveau de complexité technique laisse sans voix. Imaginez la précision nécessaire pour que chaque élément s’emboîte parfaitement avec son voisin, créant une chaîne métallique fluide et souple. Le résultat final donne l’impression d’un tissu métallique qui épouse le poignet avec une aisance déconcertante.

Une collaboration technique de haut vol
MING ne cache rien de son processus de développement et affiche une transparence totale sur ses collaborations. Pour mener à bien ce projet ambitieux, la marque s’est associée à Sisma S.p.A en Italie et ProMotion SA en Suisse. Ces deux spécialistes de la fabrication additive ont mis leur expertise au service d’un défi de taille : imprimer en 3D du titane grade 5.
Et il faut bien comprendre que travailler avec du titane grade 5, c’est déjà compliqué en usinage traditionnel. Mais l’imprimer en 3D à partir de poudre, c’est un tout autre niveau de difficulté. La poudre de titane utilisée dans l’impression 3D est hautement explosive, ce qui impose une fabrication dans un environnement de gaz inerte. On parle ici de contraintes industrielles extrêmes qui nécessitent un savoir-faire pointu et des équipements de pointe.
Un processus de fabrication d'une précision folle
Le processus de création du Polymesh relève presque de l’orfèvrerie high-tech. La fabrication implique plusieurs centaines de couches de frittage, cette technique qui consiste à fusionner la poudre de titane par chauffage sans atteindre le point de fusion. Chaque couche s’empile sur la précédente avec une précision micrométrique, créant progressivement la structure complexe du bracelet.
Mais le travail ne s’arrête pas là. Une fois l’impression terminée, un processus de finition minutieux entre en jeu pour éliminer les lignes de couches et les imperfections de surface. L’objectif est simple : que tout s’articule avec une fluidité parfaite. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes. La distance entre les différentes pièces individuelles est aussi serrée que 70 microns, soit à peine plus épais qu’un cheveu humain. Cette tolérance infime est absolument nécessaire pour obtenir ce tombé semblable à du tissu métallique que recherche MING.

Une expérience de port unique
Ceux qui ont eu la chance de voir et toucher le Polymesh en personne lors de Geneva Watch Days rapportent une expérience assez surréaliste. Le bracelet présente un tombé similaire à celui d’un tissu, mais dans du titane. Cette sensation de légèreté extrême combinée à une souplesse inhabituelle pour un métal crée un effet vraiment troublant au poignet.
L’ultra-légèreté et la flexibilité exceptionnelle du Polymesh redéfinissent complètement ce qu’on peut attendre d’un bracelet de montre. Fini les bracelets rigides qui marquent le poignet ou qui manquent de confort après quelques heures de port. Ici, on parle d’un accessoire qui épouse parfaitement les contours du bras, qui bouge avec vous plutôt que contre vous.
L'impression 3D arrive à maturité dans l'horlogerie
Visuellement, le Polymesh ne cherche pas à cacher ses origines technologiques. L’apparence granuleuse du bracelet trahit immédiatement son mode de fabrication par impression 3D. Certains pourraient y voir un aspect un peu brut, presque inachevé. Mais c’est justement là toute l’identité de ce produit : il assume pleinement sa nature d’objet imprimé en 3D et en fait même un argument esthétique.
Cette texture particulière raconte une histoire, celle d’une prouesse technique et d’une approche innovante de la fabrication. Plutôt que de chercher à lisser et polir pour obtenir un rendu traditionnel, MING préserve cette signature visuelle qui rend chaque Polymesh unique.
Le Polymesh arrive à un moment charnière pour l’impression 3D dans l’industrie horlogère. Cette technologie atteint aujourd’hui un niveau de maturité qui permet des applications concrètes et grand public. Les boîtiers en titane de l’Apple Watch de cette année sont tous imprimés en 3D, sans qu’on puisse le deviner à l’œil nu.
Mais MING adopte ici une approche radicalement différente de l’utilisation classique de la fabrication additive dans l’horlogerie. Là où d’autres marques utilisent l’impression 3D pour créer des formes de boîtiers originales ou des cornes squelettées, MING repousse la technologie dans une direction complètement inexplorée. Le Polymesh démontre que l’impression 3D peut servir à créer des objets articulés complexes, avec des propriétés mécaniques et tactiles totalement nouvelles.
MING ne compte pas s’arrêter là. Si le Polymesh est actuellement disponible en version 20mm, une option 22mm est déjà en préparation pour s’adapter à davantage de modèles de montres. Mais l’évolution la plus intrigante concerne les matériaux : une version en acier inoxydable est dans les tuyaux.
Cette déclinaison en acier pourrait offrir un rendu visuel différent, potentiellement plus raffiné grâce aux propriétés distinctes du matériau. Elle permettrait aussi d’élargir les options esthétiques et d’atteindre un public encore plus large, tout en conservant cette capacité d’articulation extraordinaire qui fait toute la magie du Polymesh.
Spécifications techniques
Matériau : Titane grade 5 imprimé en 3D
Nombre de composants : 1 693 pièces et maillons individuels
Assemblage : Sans vis ni axes
Précision d’assemblage : Espacement minimal de 70 microns entre les pièces
Boucle : Ardillon en titane imprimé en 3D, articulé sans assemblage
Barres à ressort : Système à dégagement rapide
Largeur disponible : 20mm (version 22mm en développement)
Processus de fabrication : Frittage par couches successives en environnement de gaz inerte
Finition : Élimination des lignes de couches et imperfections de surface
Partenaires de fabrication : Sisma S.p.A (Italie) et ProMotion SA (Suisse)
Versions futures prévues : Acier inoxydable




