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L.U.C Grand Strike : la montre à sonnerie la plus folle de la marque

La L.U.C Grand Strike est la montre à sonnerie la plus ambitieuse jamais sortie de chez Chopard, et c’est peu dire. On est face à une pièce qui coche presque toutes les cases de la haute complication sonore : grande sonnerie, petite sonnerie, répétition minutes, tourbillon, double réserve de marche et un travail complètement dingue sur l’acoustique grâce à des timbres en saphir intégrés dans le verre. Clairement, ce n’est pas une montre discrète, ni dans son look, ni dans ce qu’elle sait faire.

l.u.c grand strike 1

Chopard n’en est pas à son coup d’essai en matière de montres à sonnerie, mais avec la L.U.C Grand Strike, la marque pousse le curseur au maximum. Sous la bannière L.U.C, la collection la plus horlogère de la maison, cette pièce vient coiffer une lignée qui comprend déjà des montres comme la Strike One et les Full Strike, connues pour leurs gongs en saphir. Ici, l’idée est simple : rassembler dans un seul boîtier les complications sonores les plus prestigieuses, et les associer à un tourbillon taillé pour la précision.

L’univers des montres à sonnerie reste souvent assez niche, réservé à quelques passionnés capables d’expliquer la différence entre une grande sonnerie, une petite sonnerie et une répétition minutes. La L.U.C Grand Strike sert un peu de démonstration grandeur nature : tout est visible, tout est assumé, du mouvement à la sonnerie en passant par l’architecture générale. Ce n’est pas une montre conçue pour se cacher sous une manche, mais pour être écoutée, observée et comprise.

Une L.U.C qui en met plein la vue

Côté extérieur, la L.U.C Grand Strike adopte un boîtier en or blanc éthique 18 carats, dans un diamètre de 43 mm pour une épaisseur d’un peu plus de 14 mm. On n’est clairement pas sur une montre ultra-plate, mais ce n’est pas l’objectif : il faut de la place pour loger un calibre à 686 composants, des barillets séparés pour le temps et la sonnerie, un tourbillon et tout le mécanisme de carillon. Le boîtier garde la signature des L.U.C Full Strike, avec des courbes élégantes et un style clairement haut de gamme, sans être tapageur au niveau des finitions.

La première chose qui frappe, c’est l’absence réelle de cadran au sens classique. La L.U.C Grand Strike joue la carte de la transparence, avec une architecture qui laisse apparaître ponts, platines en maillechort (German silver) et tout le théâtre mécanique à l’œuvre. Les aiguilles des heures et des minutes flottent au-dessus de ce décor technique, tandis que le tourbillon avec petite seconde trône à six heures. La lisibilité n’est pas la priorité absolue ici : l’objectif, c’est de mettre en scène la complication.

Un autre détail qui marque, c’est l’ergonomie pensée autour de la sonnerie. Chopard conserve son système de répétition minutes activée via un poussoir intégré à la couronne, ce qui rend l’ensemble plus propre et plus intuitif qu’une traditionnelle glissière latérale uniquement dédiée au répétiteur. Sauf que, cette fois, la marque ajoute en plus un sélecteur coulissant sur la carrure, juste au-dessus de la couronne, pour choisir le mode de sonnerie passive : grande sonnerie, petite sonnerie ou silence total. On se retrouve avec une montre qui se pilote presque comme un tableau de bord miniature, mais toujours avec une logique claire.

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Grande sonnerie, petite sonnerie, répétition minutes : la trilogie sonore

Là où la L.U.C Grand Strike devient vraiment sérieuse, c’est sur la partie sonore. La montre embarque une grande sonnerie, c’est-à-dire un mécanisme qui sonne automatiquement les heures et les quarts d’heure, à la manière d’une horloge comtoise, mais au poignet. En grande sonnerie, à chaque quart, la montre répète d’abord les heures puis les quarts, sans qu’on ait à intervenir. C’est la forme la plus spectaculaire, mais aussi la plus exigeante en énergie.

La petite sonnerie, elle, est plus discrète : la montre sonne automatiquement les heures, mais ne répète pas systématiquement les quarts à chaque passage. C’est un mode un peu plus “vivable” au quotidien, surtout si on ne veut pas que la montre chante tout le temps. Enfin, la répétition minutes reste à la demande : en appuyant sur le poussoir intégré à la couronne, la montre sonne les heures, les quarts puis les minutes écoulées depuis le dernier quart. Cette combinaison des trois systèmes dans une seule montre fait partie de ce qui place la L.U.C Grand Strike au sommet de la gamme Chopard en matière de sonnerie.

D’un point de vue technique, la montre dispose de deux barillets séparés : l’un pour la marche horaire (les heures, minutes, tourbillon), et l’autre pour la sonnerie. Le barillet de temps offre une réserve d’environ 70 heures, ce qui est confortable pour un mouvement aussi complexe. Celui de la sonnerie, lui, est dimensionné pour assurer au moins 12 heures de fonctionnement continu en grande sonnerie. Chopard a aussi intégré toute une série de sécurités pour éviter les erreurs de manipulation : par exemple, empêcher certains changements de mode de sonnerie ou d’activation au mauvais moment, afin d’éviter toute casse dans le mécanisme.

Tourbillon, double réserve de marche et finitions de haute volée

Au-delà de la partie sonore, la L.U.C Grand Strike est aussi une vitrine de ce que Chopard sait faire en termes de chronométrie. Le calibre L.U.C 08.03-L est un mouvement mécanique à remontage manuel, avec un tourbillon à 60 secondes positionné à six heures qui fait office de petite seconde. Particularité intéressante : ce tourbillon bénéficie d’une fonction stop seconde, ce qui signifie que le mécanisme peut être arrêté net pour un réglage à la seconde près. Ce n’est pas anodin sur un tourbillon, où la cage en rotation rend ce genre de fonction plus complexe à mettre en œuvre.

Sur le cadran, ou plutôt sur la face avant du mouvement, la montre affiche deux indicateurs de réserve de marche distincts : l’un pour le barillet du temps, l’autre pour celui de la sonnerie. Chacun est lu via une aiguille sur un même axe, ce qui permet de visualiser rapidement l’état énergétique de la montre et de savoir quand la remonter. Pour une pièce à grande sonnerie, cette lecture est essentielle : une sonnerie qui manque de puissance peut conduire à des séquences incomplètes ou à des chimes moins nets.

Côté légitimité horlogère, la L.U.C Grand Strike coche les bonnes cases. Le mouvement est certifié chronomètre par le COSC, et particularité intéressante, ce test a été réalisé alors que la montre fonctionnait en mode petite sonnerie, considéré comme plus énergivore que la grande sonnerie car il doit inhiber certaines sonneries de quarts. La pièce porte également le Poinçon de Genève, qui garantit à la fois un certain niveau de finition et des critères techniques précis. On est clairement dans la haute horlogerie assumée, mais avec une approche assez moderne dans la mise en scène du calibre.

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Le son du saphir : la signature Chopard

La grande spécificité de la L.U.C Grand Strike, comme des Full Strike avant elle, tient dans le choix des timbres. Là où la plupart des montres à sonnerie utilisent des gongs métalliques fixés dans la carrure, Chopard opte pour des timbres en saphir, directement intégrés dans le verre saphir du dessus. Concrètement, les gongs et le verre forment un bloc monobloc, ce qui permet à la vibration de se propager beaucoup plus efficacement vers l’extérieur, sans passer par le métal du boîtier.

Ce choix a plusieurs conséquences. D’abord, la sonorité est plus claire et plus forte, avec une signature très particulière qui distingue instantanément une montre Chopard à timbres en saphir d’une répétition minutes plus classique. Ensuite, l’intégration monobloc réduit les pertes d’énergie, ce qui améliore le rendement sonore pour une même quantité de couple fournie par le barillet de sonnerie. Sur une montre aussi complexe que la L.U.C Grand Strike, où chaque micro-joule compte, ce genre d’optimisation fait vraiment la différence.

La marque a déposé plusieurs brevets autour de ces solutions techniques, et la L.U.C Grand Strike bénéficie à la fois de nouvelles inventions et de brevets déjà utilisés sur les Full Strike précédentes. Certains portent sur la sécurité de la sonnerie, d’autres sur la réduction du couple nécessaire ou la prévention des chimes incomplètes. Au final, l’objectif est clair : faire en sorte que le propriétaire puisse jouer avec les différentes fonctions de sonnerie en toute confiance, sans risque d’abîmer un mécanisme aussi impressionnant qu’ultra-complexe.

Spécifications techniques

  • Mouvement : Calibre L.U.C 08.03-L, mécanique à remontage manuel

  • Réserve de marche : Environ 70 heures pour le temps, minimum 12 heures en mode grande sonnerie

  • Boîtier : Or blanc éthique 18 carats

  • Diamètre : 43 mm

  • Épaisseur : Environ 14,08 mm

  • Complications : Heures, minutes, petite seconde sur tourbillon 60 secondes, grande sonnerie, petite sonnerie, répétition minutes, indicateur de mode de sonnerie, double réserve de marche, fonction stop seconde sur le tourbillon

  • Fréquence : 4 Hz

  • Étanchéité : Non spécifiquement orientée sport, adaptée à un usage de montre habillée (donnée technique standard pour ce type de pièce, sans vocation aquatique)

  • Bracelet : Système de bracelets interchangeables, notamment en alligator gris et en alligator bleu foncé

MoonWatch

Passionné par le monde horloger, je consacre mes journées à explorer l'univers des montres, des modèles classiques aux montres connectées. Mon objectif est de dévoiler les secrets de ces garde-temps et de partager avec vous mes découvertes tout en vous donnant un avis critique. Plus »

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