Girard-Perregaux Laureato Three Gold Bridges : la Laureato devient enfin un vrai Three Bridges
La Girard-Perregaux Laureato Three Gold Bridges a un peu l’air de concrétiser une idée que tout le monde attendait chez les fans de la marque : et si la Laureato, la sportive chic par excellence de GP, assumait enfin à fond l’ADN haute horlogerie des Three Bridges, avec leurs ponts iconiques et un tourbillon bien visible côté cadran ? C’est exactement ce que propose ce modèle, qui fusionne deux piliers de la maison dans une seule pièce très spectaculaire, mais pensée pour rester portable au quotidien.

Sommaire
Une Laureato qui assume enfin les Three Bridges
Avec la Girard-Perregaux Laureato Three Gold Bridges, la marque ne part pas d’une feuille blanche, elle assemble deux de ses univers les plus forts : d’un côté la Laureato, montre sport chic en acier à lunette octogonale et bracelet intégré, de l’autre la collection Three Bridges, terrain de jeu de la haute horlogerie maison, avec architecture de mouvement très graphique et tourbillon en vitrine.
Le contexte est clair : Girard-Perregaux fête les 50 ans de la Laureato et a déjà teasé cette fusion en présentant, quelques mois plus tôt, la Laureato Fifty équipée du calibre GP4800, dont l’architecture s’inspirait déjà des Three Bridges. La Laureato Three Gold Bridges est un peu la suite logique de cette démarche : cette fois, plus de demi-mesure, on passe au full display des ponts et du tourbillon en façade, comme sur les pièces de haute horlogerie de la maison.
L’idée clé, c’est de prendre un look immédiatement reconnaissable – celui de la Laureato – et de le remplir avec un mouvement qui, lui aussi, est une signature visuelle forte de GP. Résultat : dès qu’on jette un œil au cadran, on sait à la fois qu’on est chez Girard-Perregaux, et qu’on n’est pas sur une Laureato standard.
Un design sport chic, clairement Laureato
Côté habillage, la Girard-Perregaux Laureato Three Gold Bridges reste une Laureato à 100%. Le boîtier affiche 41 mm de diamètre, en acier, avec la fameuse lunette octogonale. Ce 41 mm s’inscrit entre les tailles les plus courantes de la collection, 38 et 42 mm, ce qui donne une sorte de sweet spot intéressant : assez de présence pour assumer le cadran squelette et le tourbillon, mais sans tomber dans l’excès.
Particularité notable, la lunette est réalisée en or blanc, ce qui lui donne un éclat et une profondeur de lumière un peu plus sophistiqués que l’acier classique. Sur la version sertie, cette lunette est en plus habillée de baguettes de diamants, ce qui pousse le curseur encore plus vers le côté bijou de haute horlogerie, tout en gardant la base sport chic de la Laureato.
Le dessin général du boîtier reste fidèle au code d’origine : de larges surfaces planes, des arêtes bien marquées, une architecture assez tendue qui fait écho au caractère technique du mouvement. Le bracelet, lui aussi, reprend la signature Laureato avec son maillon en H intégré, ce qui renforce l’idée de continuité : même avec un mouvement d’exception, on ne perd pas le confort ni l’identité sport chic de la collection.

Trois ponts, un tourbillon, une signature
Ce qui fait basculer la Girard-Perregaux Laureato Three Gold Bridges dans un autre monde, c’est évidemment son cadran – ou plutôt son absence de cadran traditionnel. On est sur une pièce squelette où l’architecture des ponts devient le décor principal. Les fameux Three Bridges, ici en or blanc, sont alignés verticalement et structurent tout le visage de la montre.
Le pont supérieur supporte à la fois le barillet de marche et le micro-rotor en platine, une façon futée de garder l’automatisme sans masquer le mouvement. Le pont au centre porte le train de rouages et les aiguilles centrales des heures et des minutes, ce qui renforce cette impression de mécanique organisée autour d’un axe unique. Enfin, le pont inférieur accueille le tourbillon, positionné à 6 heures, qui joue le rôle de point focal de la composition.
Cette mise en scène verticale des éléments clés – énergie, transmission, régulation – est une sorte de signature conceptuelle des Three Bridges. Elle n’est pas seulement esthétique, elle raconte la montre : on voit très clairement le chemin de la force, du barillet au tourbillon. Visuellement, cela donne un ensemble très architectural, presque suspendu, qui contraste avec le côté très géométrique du boîtier et du bracelet.
Forcément, ce genre de construction a un impact sur la lisibilité. Les aiguilles centrales peuvent se perdre un peu dans la richesse visuelle du mouvement, typique des montres squelettes. Pour compenser, Girard-Perregaux a opté pour un anneau périphérique affichant une échelle d’heures et de minutes bien définie, qui encadre la scène mécanique et aide à lire l’heure sans devoir chercher trop longtemps.
Calibre GP09620-2206 : squelette, micro-rotor et haute horlogerie
Au cœur de la Girard-Perregaux Laureato Three Gold Bridges, on trouve le calibre GP09620-2206, un mouvement automatique développé spécifiquement pour loger l’architecture complète des ponts et le tourbillon dans le boîtier de la Laureato. On n’est pas simplement sur un mouvement de Three Bridges transplanté tel quel, mais bien sur un développement dédié.
Le calibre est composé de 303 composants, ce qui donne une idée de la complexité de l’ensemble, surtout dans un contexte squelette où chaque pièce est exposée aux yeux. Il fonctionne à une fréquence de 3 Hz, soit 21 600 alternances par heure, un rythme classique en haute horlogerie, et offre une réserve de marche de 55 heures, confortable pour une montre à tourbillon automatique.
Le micro-rotor en platine est un élément clé de l’équation. D’un côté, il permet de garder la montre automatique, donc pratique pour un usage régulier, de l’autre, il évite le gros bloc de masse oscillante qui viendrait cacher la vue sur le mouvement. Intégré dans l’architecture du pont supérieur, il participe visuellement à la symétrie globale, tout en assurant un remontage efficace grâce à la densité du platine.
En termes de finitions, le mouvement est traité comme il se doit pour une pièce de haute horlogerie : brossages linéaires et circulaires, anglages polis, surfaces travaillées millimètre par millimètre. Le côté squelette accentue encore cette impression, car rien n’est caché. Chaque chanfrein, chaque vis, chaque surface brossée joue un rôle dans le rendu final. On est clairement dans une montre pensée autant pour être observée que pour être portée.

Série limitée, versions et usage au quotidien
La Girard-Perregaux Laureato Three Gold Bridges existe en deux configurations principales. La première est la version standard, sans sertissage, produite en série limitée à 50 exemplaires. Cette rareté renforce son statut de pièce vitrine pour la marque, destinée à une poignée de collectionneurs sensibles à la fois à la Laureato et aux Three Bridges.
La seconde version ajoute une lunette sertie de diamants baguette. Fait intéressant, elle n’est pas limitée numériquement, même si, dans les faits, sa production restera de toute façon très confidentielle, vu le positionnement du modèle. Là, on bascule encore plus franchement dans l’univers du bijou haute horlogerie, avec un mélange de sport chic, de mécanique de pointe et de joaillerie.
Au poignet, la montre reste une Laureato, donc avec un profil relativement contenu pour une pièce à tourbillon squelette. Son diamètre de 41 mm et son épaisseur d’un peu plus de 11 mm la rendent portable dans la vie de tous les jours, surtout en environnement professionnel ou urbain chic. On reste sur une montre spectaculaire, clairement pas discrète, mais qui ne tombe pas dans la démesure d’un grand boîtier encombrant.
Le point à garder en tête pour un usage quotidien, c’est la lisibilité. Comme souvent avec les montres squelettes dont le mouvement occupe tout l’espace, les aiguilles peuvent parfois se fondre dans le décor mécanique. L’anneau périphérique d’heures aide, mais on n’est pas sur la montre la plus lisible au monde. C’est le genre de compromis qu’on accepte quand on veut un tourbillon suspendu sous trois ponts en or visibles en permanence.
Enfin, cette Laureato Three Gold Bridges s’inscrit dans une logique plus large de la marque : faire converger son icône sport chic avec sa tradition de haute horlogerie technique. Après des collaborations et des variations multiples sur la Laureato comme sur les Three Bridges, ce modèle représente une sorte de synthèse, et probablement une base pour d’autres variantes à l’avenir.
Spécifications techniques
Modèle : Girard-Perregaux Laureato Three Gold Bridges
Boîtier : Acier inoxydable
Lunette : Or blanc octogonal, version possible avec 32 diamants baguette
Diamètre : 41 mm
Épaisseur : Environ 11,25 mm
Affichage : Architecture squelette avec trois ponts en or blanc, échelle périphérique des heures et minutes
Mouvement : Calibre Girard-Perregaux GP09620-2206
Type de mouvement : Automatique avec micro-rotor en platine
Fréquence : 21 600 alternances/heure (3 Hz)
Réserve de marche : 55 heures
Nombre de composants : 303
Fonctions : Heures, minutes, secondes, tourbillon
Bracelet : Acier inoxydable, style H-link, intégré au boîtier
Boucle : Boucle déployante triple
Étanchéité : 30 m (3 bar)
Versions : Modèle standard limité à 50 pièces, version lunette sertie non limitée




