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Flyback #58 : quand la passion horlogère s’amuse entre tourbillons, GMT vintage et collaborations improbables

Le podcast Flyback, devenu un rendez-vous incontournable pour les amateurs de montres, a récemment publié son 58ᵉ épisode. L’équipe réunissait Lionel (Chronoflexion), JC alias Moonwatch, Corentin (Amateur de montres) et Mathieu (Alpha Leonis), autour de Mika, pour une soirée de débats passionnés, d’analyses techniques et de fous rires.

Entre les retours de certains membres absents depuis longtemps, des nouveautés comme la Nivada Antarctic GMT, les tourbillons signés Bayo, ou encore une discussion enflammée sur la place des complications dans l’horlogerie moderne, l’épisode a couvert un large spectre. Le tout s’est terminé par un jeu hilarant : imaginer des collaborations entre marques françaises et plats typiques… Oui, vous avez bien lu.

Nivada Antarctic GMT x Hodinkee : un retour vers le vintage

La première actualité de l’épisode portait sur la Nivada Antarctic GMT, réalisée en collaboration avec Hodinkee. Une montre de 36 mm, au look résolument 70’s, qui a divisé l’équipe.

Le cadran noir et blanc, la fameuse aiguille GMT en damier et le verre bombé lui donnent une vraie personnalité. Si Corentin et Lionel saluent son charme vintage et sa fidélité à l’esprit compressor, JC se montre plus critique : il regrette l’association avec un bracelet NATO jugé trop basique pour une telle pièce.

Proposée autour de 1740 €, cette édition limitée reste accessible pour une GMT Swiss Made. Reste la question du diamètre : 36 mm, une taille qui séduit les amateurs de montres plus sobres, mais qui peut sembler trop petite pour d’autres.

Bayo et son tourbillon GMT : entre admiration et scepticisme

Deuxième sujet fort : le lancement d’une nouvelle montre signée Bayo, dotée d’un tourbillon et d’un sous-cadran GMT, proposée en édition limitée à 30 exemplaires pour un tarif de 10 530 €.

Le boîtier en titane Grade 5 PVD 5N (teinte or rosé), le cadran soleillé et la carte du monde intégrée séduisent par leur originalité. Certains, comme JC, apprécient l’idée de décaler la couronne à 4h et de jouer sur la symétrie brisée. Mais le prix interroge : les premiers tourbillons de la marque étaient proposés autour de 6500 €, et cette montée en gamme en laisse plusieurs perplexes.

Autre débat : l’ouverture jugée trop large autour du tourbillon. Là où certains y voient un charme mécanique supplémentaire, d’autres estiment que cela casse l’équilibre du cadran.

Bell & Ross BR-X3 : la carrée qui séduit même les sceptiques

Bell & Ross n’a pas toujours la cote auprès des puristes. Mais la nouvelle BR-X3 a clairement fait l’unanimité parmi l’équipe de Flyback.

Avec son boîtier carré de 41 mm, en titane grade 2 ou en acier, son mouvement conçu avec Kenissi (70 heures de réserve de marche, certification COSC) et son design industriel assumé, cette montre coche beaucoup de cases.

Lionel, pourtant peu sensible à la marque, avoue avoir craqué pour la version noire. JC apprécie le sérieux du calibre et défend un rapport qualité-prix cohérent face à certaines critiques habituelles. Corentin, lui, avoue que c’est la première Bell & Ross qu’il trouve réellement belle.

Proposée à 7400 € en acier et 8400 € en titane, la BR-X3 montre que la maison française sait encore surprendre avec des créations fortes et bien finies.

Trois aiguilles ou complications : le débat éternel

Un des temps forts de l’épisode fut le débat sur la pertinence des complications horlogères. Tourbillon, GMT, chrono… sont-elles encore indispensables, ou une simple montre trois aiguilles suffit-elle ?

Corentin ouvre la discussion en affirmant que beaucoup de complications n’ont aucune utilité réelle au quotidien. Pour lui, une belle trois aiguilles peut largement suffire. JC nuance en rappelant que la première complication d’une montre, c’est son design global. Une approche qui met l’accent sur la cohérence entre boîtier, cadran, aiguilles et mouvement.

Lionel insiste sur le fait que la prolifération de tourbillons asiatiques bon marché a contribué à banaliser cette complication autrefois prestigieuse. Le symbole de l’horlogerie fine se retrouve parfois réduit à un argument marketing.

Mathieu, de son côté, rappelle que tout dépend de l’intégration : un tourbillon ou un calendrier peuvent être fascinants si bien intégrés, mais anecdotiques s’ils ne servent qu’à meubler un cadran vide.

Quand Flyback mélange montres et gastronomie

Parce que Flyback, ce n’est pas seulement de la technique, l’épisode s’est terminé sur un jeu aussi absurde que génial : imaginer des collaborations entre marques françaises et plats typiques.

Quelques exemples :

  • Baltic x Bœuf Bourguignon, surnommée la « PB38 » avec cocotte en guise d’écrin.

  • Serica x Cassoulet, avec des flageolets incrustés en index.

  • Depancel x Bouillabaisse, avec une aiguille des secondes en arête de poisson.

  • Charlie Paris x Choucroute, avec un cadran couleur chou cuit.

Les avis divergent : certains jouent le jeu et s’enthousiasment pour ces délires culinaires, d’autres refusent d’imaginer porter un cadran orné de saucisses miniatures. Mais l’exercice illustre bien l’esprit Flyback : un mélange de passion horlogère, d’humour et de second degré.

Pourquoi cet épisode 58 vaut le détour

Cet épisode de Flyback résume parfaitement ce qui fait le succès du podcast :

  • Une analyse pointue des nouveautés horlogères.

  • Des avis francs, parfois opposés, qui reflètent la diversité des sensibilités dans le monde des collectionneurs.

  • Un débunking des clichés autour du prix, des matériaux et des complications.

  • Et surtout, une bonne dose de dérision pour rappeler que l’horlogerie reste un plaisir avant tout.

Conclusion : entre passion et autodérision

Avec ce 58ᵉ épisode, Flyback prouve une nouvelle fois que parler de montres ne doit pas forcément rimer avec sérieux absolu. Entre la critique constructive de modèles récents comme la Nivada Antarctic GMT ou la BR-X3, et la réflexion sur la place des complications dans nos collections, l’équipe sait captiver autant les passionnés que les curieux.

Et si les débats techniques ne suffisaient pas, les délires autour des collaborations gastronomiques montrent que l’horlogerie peut aussi être un terrain de jeu. Une bonne manière de rappeler qu’au-delà des calibres et des finitions, une montre est avant tout une source de plaisir.

MoonWatch

Passionné par le monde horloger, je consacre mes journées à explorer l'univers des montres, des modèles classiques aux montres connectées. Mon objectif est de dévoiler les secrets de ces garde-temps et de partager avec vous mes découvertes tout en vous donnant un avis critique. Plus »

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