Podcast Flyback

Flyback #51 : March LA.B, l’horlogerie à la française qui refuse d’échouer

Dans le 51ème épisode du podcast Flyback, la scène horlogère française se donne rendez-vous autour d’un hôte emblématique : Alain Marhic, fondateur de March LA.B. Ce n’est pas un simple échange de passionnés, mais un véritable voyage dans l’ADN d’une maison qui se veut libre, moderne et racée. Car chez March LA.B, on ne fait pas que fabriquer des montres : on cultive un art de vivre.

L’élégance simple mais caractérielle de la Mansart « Golden Hour »

Alain ouvre l’échange avec une pièce qu’il ne quitte presque plus : la Mansart « Golden Hour ». Créée il y a un an et demi, cette montre dorée illustre parfaitement le dilemme de l’horloger contemporain : conjuguer esthétique et portabilité. Pensée comme un accessoire de soirée, elle s’est imposée à son poignet au quotidien. Sa force ? Une simplicité assumée, une présence lumineuse, et un équilibre rare entre sobriété et identité.

L’univers horloger français, entre autodérision et passion commune

La richesse de cet épisode ne repose pas uniquement sur l’intervention d’Alain. La discussion collective entre les membres du podcast met en lumière un monde horloger hexagonal à la fois passionné, caustique, parfois moqueur mais toujours sincère. Que ce soit en parlant de collaborations originales, de mouvements japonais comme le VK63 ou de malchances postales où un facteur dérobe une montre convoitée, chaque anecdote ajoute de la profondeur à cette communauté.

La montre pour femme : un nouvel enjeu émotionnel et créatif

Une large partie de la conversation s’attarde sur les enjeux de création horlogère pour les femmes. Alain Marhic dévoile son approche : ne pas penser à la transmission au moment de la conception, mais créer des bijoux horlogers qui donnent envie d’être portés, encore et encore. Sa démarche s’appuie sur deux piliers : faire de vraies montres pour femmes (et pas de simples dérivés pour hommes) et proposer à chaque fois un design unique. Un parti pris audacieux dans un marché longtemps négligé.

Transmission et affect : une affaire de mémoire

Le témoignage d’Alain sur la perte d’une montre sentimentale par une chanteuse illustre combien l’objet horloger peut devenir un lien intergénérationnel. Si les femmes transmettent souvent des bijoux, la montre, elle, peine encore à entrer dans cette catégorie. Mais les choses changent. L’émotion, le style, le souvenir d’une mère portant la même montre chaque jour : autant de facteurs qui donnent à la montre un rôle à part.

Un design ancré dans la culture française

March LA.B revendique une esthétique très française, entre Biarritz et Paris, entre surf vintage et classicisme revisité. L’équilibre est subtil : cadrans gravés, couronnes décentrées, lignes fluides. On sent le souci du détail, de l’émotion par la forme, et du refus de la facilité. La Lady Volante, leur dernière montre pour femmes, s’inspire du disco et des années 70. Colorée, assumée, décalée : une montre qui n’essaie pas de plaire à tout le monde mais qui cherche sa voix propre.

Un marché en mutation, des consommatrices à apprivoiser

Le podcast souligne la difficulté de capter l’attention des femmes sur des plateformes comme YouTube. Là où les hommes réagissent souvent à chaud, les femmes prennent le temps de la réflexion, d’un bouche-à-oreille discret. La vente horlogère au féminin est progressive, construite, locale. Le rôle du terrain, des essais en boutique, de l’émotion partagée entre clientes devient central.

Débats, humour et jeux de mots : une communauté vivante

Impossible de ne pas parler de l’énergie collective du podcast. Les blagues, les jeux de mots autour de « Marchlab » (MarchDidas, MarchLapcost, etc.) ponctuent la discussion d’une bonne humeur communicative. Mais sous cette légèreté, une véritable culture horlogère se dévoile, où le savoir-faire, le design et l’identité de marque sont au cœur des conversations.

Une marque à suivre de très près

March LA.B ne suit pas les tendances. Elle en crée. Elle revendique sa liberté, sa lenteur, sa manière à elle de dessiner le temps. Dans un paysage saturé d’offres, Alain Marhic trace sa voie : une horlogerie émotionnelle, fière, française. Et si échouer, c’était simplement une étape pour mieux réussir à sa manière ?

MoonWatch

Passionné par le monde horloger, je consacre mes journées à explorer l'univers des montres, des modèles classiques aux montres connectées. Mon objectif est de dévoiler les secrets de ces garde-temps et de partager avec vous mes découvertes tout en vous donnant un avis critique. Plus »

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