Podcast Flyback

Flyback #50 : une émission anniversaire entre passion et débats enflammés avec Carlingue

Pour son cinquantième épisode, le podcast « Flyback » s’offre un plateau de choix et une sélection de montres aussi surprenantes que caractérielles. Autour de Mika, JC et Victor, on retrouve Alexandre Voirin, fondateur de Carlingue, marque française qui revendique une esthétique militaire assumée et une production engagée.

L’émission débute par une revue de poignets très décontractée, entre Vacheron Constantin, montres de forêt Vario et Carlingue militaire. L’occasion pour Alexandre d’expliquer en détail les choix esthétiques et techniques derrière ses modèles : cadrans sectorisés, traitements PVD, bracelets coton militaire et boîtières inspirées des années 40. Carlingue se positionne clairement comme une alternative « badass » à la montre vintage, assumant ses racines dans l’univers des forces armées.

Des montres d’été pop et des ovnis horlogers

L’épisode continue avec la Baltic Hermétique édition été, déclinée en plusieurs couleurs pastel : turquoise, rose, orange, jaune. Très fine (10,3 mm), abordable (660 €), équipée du fiable calibre Miyota 9039, elle fait l’unanimité pour son style rafraîchissant. On parle aussi de l’enduro du Touquet, clin d’œil aux montres sportives à thématiques colorées.

Mais les avis se déchirent sur la Berens x Konstantin Chaykin Ace of Art. Avec son boîtier titane, son mouvement maison BM07 et son design inspiré du Joker et de la poterie, elle est saluée pour son audace mais critiquée pour son manque de lisibilité. À plus de 7500 €, cette montre concept déclenche autant d’admiration que de scepticisme.

Puis c’est la Biver Carillon Tourbillon qui fait son entrée fracassante : 475 000 CHF, un boîtier en titane et or rose, des finitions de haute volée. Mais l’esthétique déroute, certains y voyant une roulette de casino. Si la technique impressionne, le design divise. Reste la question-clé : qui achète ces montres ?

Le quartz peut-il faire son grand retour dans le luxe ?

L’une des discussions les plus passionnées de l’émission porte sur le retour potentiel du quartz haut de gamme. JC plaide pour une évolution hybride, intégrant des fonctions LCD ou connectées. Alexandre, en tant que designer, refuse le quartz pour Carlingue, fidèle à l’esprit mécanique traditionnel. Victor, plus nuancé, reconnaît la valeur technique de certains calibres comme les Grand Seiko 9F ou les Breitling Aerospace.

Mais tous s’accordent à dire que le grand public associe encore trop le quartz à du bas de gamme. Pourtant, il offre précision, robustesse, et maintenance minimale. Des marques comme Charlie Paris osent le VH31 (seconde fluide) pour des pièces abordables, tandis que Citizen ou Casio atteignent des précisions records. Toutefois, le quartz de luxe reste marginal, sauf pour des complications ultra-minces ou des designs très spécifiques.

Une marque française en plein décollage : Carlingue

Alexandre Voirin partage en fin d’épisode la genèse de Carlingue. Issu d’une famille bisontine liée à l’horlogerie, il a conçu pendant plus de 10 ans chez Longines des modèles iconiques : Zulu Time, Conquest VHP, Ultra Chron, et toute la gamme Heritage. Il y apprend le respect du design historique, de la qualité de fabrication, et du storytelling horloger.

Avec Carlingue, il crée trois lignes fortes : plongeuse, aviation, militaire. Design maison, bracelets en cuir traités anti-allergéniques, aciers 316L, aiguilles bleuies, verres saphir traités anti-reflet, tout est pensé en interne. Les montres sont assemblées à Besançon avec un véritable contrôle de qualité. Alexandre veut proposer du « Swiss made français », avec une vraie identité visuelle et une vision claire : inspiré du passé, mais bien ancré dans le présent.

Un branding original : entre tattoo, moto et Jules Verne

Ce qui distingue Carlingue, c’est aussi son univers. Partenaire d’une convention internationale de tatouage, la marque collabore avec des tatoueurs pour créer des bracelets imprimés ultra-résistants. Elle s’intéresse aussi à l’esthétique auto/moto vintage et explore des designs inspirés de Jules Verne.

Ce croisement d’influences donne naissance à une marque unique : audacieuse, technique, mais jamais prétentieuse. Carlingue revendique son ADN « bad boy » horloger, mais maîtrisé, soigné. Une vision très française de la montre : mécanique, narrative, et pleine de caractère.

MoonWatch

Passionné par le monde horloger, je consacre mes journées à explorer l'univers des montres, des modèles classiques aux montres connectées. Mon objectif est de dévoiler les secrets de ces garde-temps et de partager avec vous mes découvertes tout en vous donnant un avis critique. Plus »

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