Awake The Deadly Watch : édition limitée sanguinolante pour cette montre Kill Bill
Avec THE DEADLY WATCH, Awake ne lance pas juste une nouvelle montre, la marque balance un vrai manifeste de cinéphile monté sur bracelet. Pensée comme le deuxième opus du projet “A Tribute To The Seventh Art”, cette pièce rend hommage à l’un des films les plus cultes de Quentin Tarantino, Kill Bill Vol. 1, en mélangeant codes de cinéma, détails de nerd et travail d’artisan à l’ancienne. On est loin de la simple montre “inspirée par” : tout, du nom jusqu’au moindre symbole gravé, a été conçu comme un clin d’œil direct à l’univers du film.
La montre THE DEADLY WATCH est produite en édition ultra limitée de 88 exemplaires, un chiffre évidemment choisi en référence aux “Crazy 88”, ce gang de Yakuza qui signe l’une des scènes de combat les plus marquantes du cinéma des années 2000. On sent clairement que cette série ne vise pas le grand public, mais une niche précise : les passionnés d’horlogerie qui assument leur côté geek du septième art, et qui considèrent qu’une montre peut être une vraie déclaration de personnalité.
Depuis 2019, Awake cultive justement cette approche : mêler engagement créatif, métiers d’art et storytelling fort autour du temps. THE DEADLY WATCH pousse cette idée très loin, en utilisant l’horlogerie comme support pour revisiter un film culte, ses thèmes, ses couleurs, ses personnages et son esthétique ultra graphique.

Le ton est donné dès le nom : THE DEADLY WATCH fait directement référence à la Deadly Viper Assassination Squad, l’équipe d’assassins aux ordres de Bill que traque La Mariée. Le message est clair : ce n’est pas une pièce sage, c’est une montre “badass”, pensée comme un objet de caractère, avec un univers visuel fort et assumé. Awake utilise complètement la grammaire visuelle du film pour en faire un langage horloger.
Sur le cadran, l’inspiration Kill Bill saute immédiatement aux yeux. Le fond jaune, travaillé en profondeur, renvoie à la combinaison iconique de Beatrix Kiddo, elle-même inspirée des films de Bruce Lee. Les touches de rouge évoquent la vengeance, la colère, les passions extrêmes… et bien sûr le sang, matérialisé par de petites éclaboussures de laque appliquées à la main. Le noir en périphérie vient poser l’ambiance : odeur de poudre après la fusillade d’ouverture, noirceur du cœur de La Mariée, mystère du personnage surnommé “Black Mamba”.
Le logo Awake est imprimé dans une typographie de type western, qui fait écho au style visuel cher à Tarantino et à tout l’univers du western spaghetti. À 6 heures, une applique représente les deux katanas emblématiques de Bill et de La Mariée, clin d’œil direct à la scène culte de la forge à Okinawa, où Hattori Hanzo sort de sa retraite pour fabriquer une lame “faite pour tuer Bill”. Même côté fond de boîte, THE DEADLY WATCH ne lâche jamais le fil narratif : on retrouve le nom de l’édition, la devise “Artisanship, Awakened”, une citation de La Mariée gravée subtilement, la mention “Crazy” avant le numéro de série et quatre balles de M16, rappelant la fusillade dans la chapelle.
Un cadran en laque Son Mai qui ne pardonne aucun faux pas
L’une des grosses signatures de THE DEADLY WATCH, c’est son cadran. Il est entièrement réalisé à la main dans les ateliers d’Awake à Hanoï, en utilisant la laque vietnamienne traditionnelle Son Mai. Concrètement, cela signifie superposition de multiples couches de laque et de pigments naturels, temps de séchage, ponçage, reprise, ajout de détails… Le résultat, ce sont des couleurs intenses, une vraie profondeur et des reflets changeants qui accrochent instantanément la lumière.
Chaque cadran demande environ une dizaine d’heures de travail, ce qui, à l’échelle d’une montre en série, est assez dingue. Pour cette édition, les maîtres laqueurs ont multiplié les essais de pigments afin de capturer, dans un espace minuscule, la palette graphique du film : le jaune éclatant mais légèrement chargé de tension, le rouge “sanglant” posé en éclaboussures, le noir qui encadre le tout comme un vignetage de cinéma. Ce n’est pas un simple code couleur plaqué sur un disque, c’est une interprétation artisanale, couche après couche.
Awake n’a pas négligé l’expérience nocturne. THE DEADLY WATCH embarque la signature lumineuse de la marque, avec des index et des aiguilles construits de façon spécifique, entièrement enveloppés de SuperLumiNova BGW9. La nuit, le contraste entre la profondeur de la laque et la lumière froide du luminova transforme littéralement l’espace entre le verre saphir et le cadran en une sorte de petite chambre de réflexion lumineuse. Visuellement, le côté clair-obscur renvoie bien à l’ambiance du film, entre ombre, tension et éclats de violence.

Une mécanique sérieuse pour une montre au style tranchant
Derrière le délire graphique et cinéphile, THE DEADLY WATCH reste une vraie montre de passionné. Awake a choisi un mouvement mécanique solide : le calibre automatique La Joux-Perret G101. On est sur une base suisse moderne avec une réserve de marche confortable de 68 heures, ce qui permet de poser la montre tout un week-end sans se retrouver avec un cadran à l’arrêt le lundi matin. Le mouvement se distingue aussi par son rotor en tungstène, développé sur mesure pour Awake, combinant plusieurs types de finitions pour rester cohérent avec l’esthétique globale de la pièce.
Le boîtier, en acier 316L recyclé, affiche un diamètre de 39 mm, ce qui le rend très portable pour un large panel de poignets, tout en gardant assez de présence visuelle pour faire exister le cadran. La longueur “lug to lug” d’environ 45,6 mm et l’épaisseur autour de 11 mm (verre inclus) permettent de rester sur quelque chose de portable au quotidien, même en tenue de bureau. L’étanchéité est annoncée à 5 ATM, avec un fond de boîte vissé et un verre saphir aussi bien côté cadran que côté mouvement, le tout avec traitement antireflet sur la glace principale.
Le cadran est surmonté d’un verre saphir traité antireflets, histoire de laisser s’exprimer la brillance de la laque et les reflets changeants sans se battre avec les lumières du bureau ou du métro. La bague interne entourant le mouvement est décorée au laser avec le nom de l’édition, des motifs inspirés du film, une citation et la numérotation de la série limitée. Là encore, Awake exploite chaque surface disponible pour raconter quelque chose, sans laisser un espace “neutre” ou sans intention.
Au poignet, THE DEADLY WATCH ne joue pas la demi-mesure. Le bracelet a été confié à des maîtres selliers en Franche-Comté, chez Bouveret, avec une fabrication entièrement manuelle. Le cahier des charges était simple : coller au plus près de la célèbre combinaison jaune et noire de La Mariée. Résultat, un cuir de veau Barenia noir mat, souple et résistant, doublé de cuir jaune, avec surpiqûres jaunes côté dessus et rouges côté intérieur.
Chaque bracelet nécessite une soixantaine d’étapes de fabrication, ce qui n’est pas anodin pour un composant que beaucoup de marques considèrent encore comme un simple accessoire interchangeable. Ici, le bracelet fait partie intégrante du concept. Il complète le cadran, renforce la référence à Kill Bill et participe à la sensation d’avoir au poignet un objet pensé comme un tout, pas un simple assemblage. La boucle ardillon est en acier 316L recyclé, cohérente avec le boîtier, et les pompes “presto” permettent de changer de bracelet facilement sans outil.
Visuellement, au poignet d’un jeune cadre en chemise, la montre bascule clairement du côté “statement piece” : discrète de loin par son diamètre contenu, mais immédiatement reconnaissable dès qu’on voit le jaune, les éclaboussures rouges et le duo noir/jaune du bracelet. C’est typiquement le genre de montre qui raconte quelque chose dès qu’on la remarque.
Une édition limitée complètement folle… avec Golden Ticket en bonus
L’un des gros arguments de THE DEADLY WATCH, c’est évidemment sa rareté. Limiter cette édition à 88 exemplaires ne relève pas uniquement du clin d’œil aux Crazy 88, c’est aussi une manière de positionner la montre comme un objet de collection dès sa sortie. Chaque pièce est numérotée, avec la mention “Crazy” qui précède le numéro de série, histoire d’assumer jusqu’au bout le délire Tarantino-esque.
Awake pousse d’ailleurs le jeu de la réminiscence encore plus loin avec un concept de “Golden Ticket”. Parmi les 88 propriétaires de THE DEADLY WATCH, deux seront tirés au sort pour recevoir une réplique du katana Hattori Hanzo de La Mariée. On parle d’une lame affûtée en acier Maru 1045, avec poignée en galuchat et cuir noir synthétique, garde en métal noirci découpée au laser et fourreau en bois laqué et doré. De quoi transformer l’achat d’une montre en expérience complète pour fan de Kill Bill, entre horlogerie, artisanat et objet de cinéma.
Au final, cette édition apparaît comme un projet collaboratif ambitieux, réunissant laqueurs à Hanoï, horlogers, designers, selliers français et toute une équipe créative alignée autour d’une idée très claire : traduire un film culte en objet horloger. THE DEADLY WATCH parle autant à l’ado fan de Tarantino qui sommeille en chacun qu’à l’adulte qui a développé un goût pour les belles mécaniques et les métiers d’art. C’est une pièce qui assume ses références, sa folie douce et son côté collector dès le premier regard.

Spécifications techniques
Référence produit : Son Mai – THE DEADLY WATCH – Édition limitée 88 exemplaires
Boîtier : Acier 316L recyclé
Diamètre : 39 mm
Longueur corne à corne : 45,6 mm
Entre-corne : 20 mm
Épaisseur : 11,80 mm (verre inclus), environ 10,90 mm hors verre
Étanchéité : 5 ATM (50 m)
Cadran : Métiers d’art en laque vietnamienne Son Mai, couleurs inspirées de Kill Bill, éclaboussures rouges appliquées à la main
Index et aiguilles : Construction exclusive Awake avec SuperLumiNova BGW9
Verre côté cadran : Saphir avec traitement antireflets
Fond de boîte : Fond vissé, verre saphir, gravures décoratives et citation, numérotation limitée
Mouvement : Automatique La Joux-Perret G101
Réserve de marche : 68 heures
Décorations : Rotor en tungstène avec finitions brossées, micro-billées et polies, inscriptions embossées, bague décorée au laser
Bracelet : Cuir de veau Barenia noir mat, doublure cuir de veau jaune, surpiqûres jaunes et rouges
Dimensions bracelet : 115 x 70 mm ou 115 x 80 mm, largeur 20/16 mm
Boucle : Boucle ardillon en acier recyclé 316L
Garantie : Garantie internationale 3 ans
- Prix : 1650 € HT




