Flyback #28 : à la découverte d’Eska Watches
L’épisode #28 du podcast horloger Flyback célèbre l’anniversaire de la marque Eska Watches en présence de ses fondateurs Christophe et Sinisha. Le podcast se déroule dans une ambiance chaleureuse et conviviale, où les intervenants partagent leurs montres du jour et leurs impressions sur l’actualité horlogère.
Dès les premières minutes, le ton est donné : passion, humour et amour de la belle horlogerie. Chacun présente la montre qu’il porte, de la Zenith Elite à la Breitling Avenger, en passant par la fameuse Eska Red Viper, une édition limitée très recherchée.
Sommaire
- 1 L’Omega Speedmaster Moonphase Meteorite : admiration et critiques
- 2 Oris Sixty-Five : l’anniversaire qui divise
- 3 Tudor Chrono « Blue Flamingo » : la couleur comme seul argument
- 4 Le contexte du marché horloger : crise et opportunités pour les micro-marques
- 5 Le projet Eska : entre patrimoine et modernité
- 6 Eska et la créativité contemporaine : un modèle à suivre ?
L’Omega Speedmaster Moonphase Meteorite : admiration et critiques
Le débat débute sur une nouveauté d’Omega : la Speedmaster Moonphase avec cadran en météorite. Cette montre en acier de 43 mm intègre un mouvement manuel, une phase de lune réaliste et un cadran saisissant. Si certains saluent l’originalité et la qualité des matériaux, d’autres regrettent une certaine fadeur de la version noire.
Le prix (18 500 €) fait réagir, certains le jugeant raisonnable compte tenu des spécificités, d’autres trouvant la démarche d’Omega trop conservatrice. Le débat souligne un mal récurrent dans le secteur : une multiplication de variations sans innovation réelle.
Oris Sixty-Five : l’anniversaire qui divise
La discussion se poursuit avec l’édition anniversaire de l’Oris Sixty-Five. Cadran noir, index champagne, mouvement Sellita SW200, étanchéité de 100 m et un prix de 2 250 €. La montre répond au style néo-vintage, mais suscite des avis partagés : certains apprécient l’esthétique et l’esprit vintage, d’autres critiquent la dissonance des couleurs et un manque d’audace.
Le modèle divise aussi sur son positionnement tarifaire. Certains regrettent que cette montre anniversaire n’utilise pas un mouvement maison. Pour d’autres, elle remplit correctement sa mission dans un segment très concurrentiel.
Tudor Chrono « Blue Flamingo » : la couleur comme seul argument
Autre nouveauté commentée : le chronographe Tudor Black Bay Blue Flamingo. Cette montre de 41 mm et 14,4 mm d’épaisseur, équipée du calibre MT5813, s’inspire du maillot third de l’Inter Miami, club de David Beckham. Le prix (5 930 €) et le manque de nouveauté technique sont vivement critiqués.
Certains regrettent une simple variation de couleur sur une base déjà connue, sans effort de raffinement du calibre ni réduction de l’épaisseur. Toutefois, l’édition rose semble séduire en réelle condition, contrastant avec les visuels trop photoshopés.
Le contexte du marché horloger : crise et opportunités pour les micro-marques
Une part importante de l’épisode est consacrée à l’état actuel du marché. Les intervenants évoquent la crise qui frappe certaines manufactures suisses avec des licenciements et du chômage partiel. La question se pose alors : s’agit-il d’une opportunité pour les micro-marques comme Eska ?
Les fondateurs d’Eska expliquent comment ils ressentent une légère baisse de régime en janvier, mais affirment que le marché <1500 € reste résilient. Ils insistent sur la nécessité d’offrir un excellent rapport qualité-prix et d’être à lécoute de leur communauté. Le contact humain, l’attention au client et la proximité deviennent des avantages comparatifs clés face aux grandes marques.
Le projet Eska : entre patrimoine et modernité
La seconde moitié de l’épisode est une immersion dans l’univers Eska. La marque, d’origine suisse, a été relancée en 2024 par deux passionnés. Leur démarche vise à réconcilier qualité, prix et storytelling. En s’appuyant sur l’héritage de la marque (fondée en 1918), les fondateurs ont su ressusciter une esthétique et une philosophie typiquement vintage tout en adaptant le produit au goût contemporain.
La communauté créée autour de la marque est saluée. WhatsApp, Kickstarter, rencontres physiques : Eska ne se contente pas de vendre des montres, elle construit un véritable club d’amateurs. C’est là que réside sa force.
Eska et la créativité contemporaine : un modèle à suivre ?
Enfin, l’épisode se conclut sur un constat plus global : les grandes marques suisses peinent à créer de nouveaux modèles iconiques. Les micro-marques, par leur agilité et leur capacité à dialoguer avec leurs clients, pourraient bien devenir les nouveaux fers de lance de la création horlogère.
Eska, par sa stratégie de relance et son ancrage communautaire, illustre parfaitement ce mouvement de fond. Face à un marché en mutation, elle pourrait tracer la voie pour une horlogerie plus proche, plus sincère et plus audacieuse.



