Flyback #48 : Entre réflexions horlogères et conscience écologique avec Awake
Dans le 48ème épisode du podcast Flyback, Lilian, fondateur de la marque Awake, est reçu en compagnie d’une belle brochette de passionnés : Julien (AATM), JC (Moonwatch), Lionel (Chronoflexion) et Aurélien (Parlons Montres). Ce rendez-vous horloger explore bien plus que le simple design des montres. Entre engagement environnemental, créativité technique, critiques constructives, et débats parfois tranchés, cet épisode offre un regard singulier sur l’évolution de l’horlogerie contemporaine.
Sommaire
L’Éveil d’Awake : entre T-Rex et conscience
Lilian débute en présentant la montre T-Rex, modèle lancé en avril par Awake. Inspirée par le cinéma et les souvenirs d’enfance, elle incarne une approche ludique, estivale, mais techniquement exigeante. Série très limitée, elle suit le succès mitigé du modèle Raptor. Avec seulement quelques exemplaires restants, elle confirme l’intérêt croissant du public pour les propositions d’Awake.
Lilian rappelle sa philosophie : pas de date sur les cadrans, refus de la couronne à 4h, un goût affirmé pour l’épure. La maison Awake continue de revendiquer son approche sans compromis : design engagé, durabilité matérielle, et lien sincère avec les amateurs de montres.
Montres d’été : la saison des couleurs
La discussion se poursuit autour de l’édition estivale de la Chapter 7 par Beo : cadrans jaunes, turquoise et roses, boîtier en acier PVD noir, mouvement Soprod P024 certifié chronomètre. Proposée à 995€, elle divise. Julien salue sa fraîcheur tout en regrettant l’absence de prise de risque, notamment dans l’intégration de la date et de la couronne. Lionel loue son prix, mais questionne le classicisme de l’approche. Aurélien, plus sceptique, juge le design trop convenu et sans émotion, malgré une fiche technique solide.
Cette section démontre bien la dualité de l’horlogerie moderne : est-ce la technique ou l’émotion qui doit guider la création d’une montre ?
Tudor et l’effet vitrine
Les podcasteurs s’attardent ensuite sur la Tudor Black Bay 54 Lagoon Blue. Cadran dôme texturé bleu lagon, boîtier 37 mm, calibre MT5400 certifié COSC. Prix : 4240€. Ici encore, les avis divergent. Lilian et JC critiquent l’effet marketing, une montre pensée pour plaire au plus grand nombre sans audace. Aurélien, amateur de Tudor technique, réprouve la dérive stylistique. Julien y voit une réussite commerciale mais regrette le manque de profondeur. Le modèle se voit taxé de « montre de vitrine » plus que de « plongeuse authentique ».
Blancpain Fifty Fathoms : l’écueil du luxe rose
La version rose de la Fifty Fathoms par Blancpain suscite l’indignation. Proposée à plus de 30 000€, elle semble trahir l’ADN de la marque. Même si le mouvement 1153 est salué, le cadran en nacre et les couleurs flashy déroutent. Aurélien et Lio dénoncent une perte de repères : la montre rappelle plus une Swatch qu’une Blancpain. Lilian souligne l’effet « fashion » qui efface les frontières identitaires entre marques du Swatch Group. Seul Julien salue le courage d’une démarche risquée.
Transparence et micro-marques : jusqu’où aller ?
La dernière partie de l’épisode aborde un sujet de fond : la transparence attendue des micro-marques. Lilian réagit aux attentes croissantes d’internautes qui scrutent les chiffres de ventes, marges et fournisseurs des marques indépendantes. Pour lui, cette obsession nuit à l’émotion et au rêve qu’une montre doit procurer. Aurélien dénonce les comportements abusifs de certains clients qui confondent proximité et contrôle. Tous s’accordent à dire que la transparence doit être mesurée et ne jamais écraser la créativité.
Un final tout en jeu et créativité
L’épisode s’achève par un jeu collectif autour de la création de montres imaginaires. Du modèle spatial propulsé par un satellite, à la montre de survie en bambou et noix de coco, l’humour côtoie l’imagination la plus débridée. C’est aussi l’occasion pour les participants d’évoquer leurs « addictions » horlogères du moment, entre coups de cœur pour des MAD Editions, des Direnzo ou encore des montres solaires Awake.
Conclusion
Ce 48ème épisode de Flyback est une immersion dense et passionnante dans le monde de l’horlogerie indépendante. Il soulève des questions essentielles sur l’identité des marques, la justesse des prix, la qualité perçue, mais aussi le lien humain entre créateurs et passionnés. Une véritable radiographie de la montre moderne : entre art, activisme et storytelling.



